willy denzey

willy denzey
Willy Denzey est né à Melun, en banlieue parisienne. Autodidacte, il découvre la musique avec quatre potes d'enfance avec lesquels il forme le groupe Prodyge Crew, en s'inspirant de groupes américains comme Boyz II Men, alors qu'il n'a que 15 ans.

Le jeune Willy prend rapidement goût à cet univers, et alors qu'il est encore mineur, s'inscrit à l'émission télé Graines de Stars en 2000 sans l'accord de ses parents. A la surprise générale, il arrive en finale avant d'être éliminé. Son parcours attire immédiatement l'½il de plusieurs producteurs.

Son premier single, Que Vous Dire, est dans les bacs en 2002, peu de temps après une apparition remarquée au festival des Francofolies de la Rochelle. Il enchaîne avec un deuxième single, Le Mur du Son, paru en mai 2003. Le Mur du Son est rapidement disque d'or, et se vend à plus de 300 000 exemplaires.



Il est temps pour Willy Denzey de sortir enfin son premier disque. Number One paraît donc à la fin de l'année. Pur mélange de R&B à la sauce américaine et d'influences françaises, le disque est un succès. Des invités comme Diam's, La Fouine ou Kader Riwan sont présents pour épauler le jeune chanteur.

En septembre 2004, le deuxième album de Willy, Acte II, est commercialisé. Avec des ballades romantiques comme la reprise de Joe Dassin Et si tu n'existais pas et une poignée de tubes de R&B, Willy Denzey confirme son statut de nouvelle star des dancefloors français.

Après avoir pris une année sabbatique lors de la naissance de son premier fils, Willy retrouve les studios d'enregistrement pour commencer à travailler sur son troisième disque. La barre est placée très haut après les succès consécutifs depuis quelques années. Pourtant, le jeune chanteur n'est pas victime de la pression. Sûr de son talent, il présente son nouveau single Mon Royaume, en collaboration avec Eloquence. Son album du même titre devrait sortir à l'été 2006.


"Baby boo viens t'asseoir sur mes genoux"


willy denzey en interview avec ophelie marie pour playboy :


(Extrait interview)
Attendu au printemps avec un troisième album baptisé Mon royaume, le jeune chanteur a bien grandi et sa musique aussi, au point d'en faire l'un des séducteurs les plus convoités du R'n'B français. Willy Denzey s'est donc naturellement prêté au jeu des questions très coquines de notre Playmate. Sensualité, sexe, amour et volupté, la sulfureuse Ophélie Maris a tout tenté pour lui faire oublier son Aphrodite !

Ophélie Marie  : Préfères-tu séduire ou être séduit ?
WILLY DENZEY : Je préfère être séduit parce que j'aime bien analyser la manière avec laquelle une fille va s'y prendre pour m'approcher. Je trouve cela marrant, puisque dans la majorité des cas, ce sont les mecs qui draguent, alors que se faire séduire est aussi très flatteur.

Ophélie Marie  :  Es-tu déjà sorti avec l'une de tes fans ?
WILLY DENZEY : Hum... Il y a des filles qui ne sont pas forcément fans au début. Celles que je désignerais par ce terme sont plutôt celles qui viennent à tous mes concerts. La plupart du temps, quand je rencontre une jeune femme, elle n'est pas spécialement fan de moi a priori, mais le devient par la suite parce qu'elle apprend à me connaître autant avec ma personnalité qu'avec ma musique.

Ophélie Marie  : Quelle est ta bande-son préférée pour faire l'amour ?
WILLY DENZEY : J'ai un côté très romantique, tu sais. Alors pour faire l'amour avec une femme, j'aime particulièrement mettre de la bonne soul des années 1970 ou 1980.

Ophélie Marie  : Quelle est la partie du corps d'une femme que tu préfères ?
WILLY DENZEY : Les fesses ! Parce qu'en général, avant d'accoster une fille qui marche devant moi et de la voir en face, c'est davantage sa silhouette qui crée l'engouement !

Ophélie Marie  : Avec quelle célébrité voudrais-tu passer une nuit ?
WILLY DENZEY : Sans hésiter l'actrice Jessica Alba ! Ou alors dans un genre un peu plus bomba, le mannequin cubain Vida Guerra. C'est le plus beau cul d'Internet ! (Elle est apparue entièrement nue dans le numéro de décembre de PLAYBOY, NDLR). Cette fille tourne dans beaucoup de clips de hip-hop et est tellement cotée qu'il faut débourser au moins 15 000 dollars pour se l'offrir. Si ma maison de disque avait les moyens, je l'inviterais dans tous mes clips, ou juste de dos !


Interview Love :


Salut willy, Où peut-on te rencontrer dans la vie de tous les jours?

Où tu veux, quand tu veux! Je suis tout le temps avec mes copains. Tu peux me croiser partout parce que je bouge tout le temps! ça peut aller de mon quartier, jusqu'à Nice en passant par la Guadeloupe.

Es tu du genre macho?

Non pas du tout! Mais ça ne m'empêche pas de faire attention aux avec les filles, d'être galant, de leur ouvrir la porte pour q'elles puissent passer ou de tirer la chaise afin qu'elles s'assoient.

Quelle est la pire honte q'une fille t'ait faite?

J'avais 16 ans et ma copine m'a vu dans la rue avec une autre. Je ne savais plus quoi dire...Je ne respirais même plus. elle s'est approché de moi et m'a giflé devant tout le monde. Waouh! La honte totale, tous mes potes étaient là! Je ne pouvais rien dire car je savsais que j'étais en tort et je sais admettre mes conneries. ce truc ne m'est arrivé qu'une seule fois dans ma vie, parce que maintenant j'ai arrêté la polygamie.

Quelle est la partie du corps féminin qui te fait craquer?

C'est heu...la poitrine! Ce n'est pas ce que je regarde en premier, ce sont les yeux mais c'est ce qui m'accroche le plus.

Que voudrais tu changer en toi physiquement?

Mes jambes parce que je suis trop petit. c'est vrai que je suis souvent sortie avec des fille splus grandes que moi souvent plus âgées. c'est vraiment galère d'être obligé de monter sur une chaise pour pouvoir embrasser sa copine!

Que dois faire une fille pour te séduire?

Je suis marié à la musique, mais j'éspère trouver celle qu'il me faut bientôt. on peut rêver..Je ne sors pas avec les filles qui me chauffent en soirée, ça ne m'interresse pas. je préfère draguer même si je me mange des crampes. Je cherche une fille qui reste simple et qui qoit un peu folle, au sens décalé du terme, une fille sincère et qui n'a paspeur de dire les choses.

Si tu devais te réincarner en fille qui choisirais tu?

Angelina Jolie! C'est important de prendre soin de son physique...Souvent les filles qui sont installées avec un mec se laissent aller et ça c'est un signe de routine. J'aime quand une meuf cherche à me séduire tous les jours, sinon je la considère comme mon pote. Je pense que cette meuf est une actrice ui a du vécu et qui me semble être sincère.


Au firmament :


A l'époque de nos jeunes âges,
Je n'ai su tourner la page...
Et dans ce malheur,
J'y ai laissé mon c½ur...
T'avoir vu allongé là,
Dans ce grand lit blanc et froid...
La vie avait quitté ton corps,
Et j'en pleure encore et encore...
Je revois ces deux enfants,
Qui ne comptaient pas le temps...
On se promettait des choses,
On voyait la vie en rose...
On ne s'est jamais quittés,
Même durant les jours d'été...
Et puis passe les semaines,
Jusqu'au tout premier "je t'aime"...

Au firmament, je veux être avec toi,
Serré contre tes bras...
Au paradis des anges...
Au firmament, couchés sur un nuage,
Caressant ton visage...
Personne ne nous dérange...

A présent, j'ai pris de l'âge,
Et je revois ces images...
Car depuis ce malheur,
Mon âme reste ta demeure...
J'ai tenté de t'oublier,
Et ton sourire, effacer...
D'autres t'ont remplacé,
Mais ta présence les a repoussé...
Je me souviens de nos nuits,
Où l'amour noyait nos vies...
Et je te voulais pour femme,
Quand notre idylle tourna au drame...
Je t'ai veillé jour et nuit,
Les Dieux, je les ai tous maudit...
Et puis passe les semaines,
Jusqu'au tout dernier "je t'aime"...

Au firmament, je veux être avec toi,
Serré contre tes bras...
Au paradis des anges...
Au firmament, couchés sur un nuage,
Caressant ton visage...
Personne ne nous dérange...


XL ;

XL... Willy Denzey...
Oh yeah... Écoute ça

Toutes les filles que je croise
S'habillent comme des mecs
Facon baggy sur leur caleçon
Elle ont même la démarche
Et le pit en laisse
Comme nous elles jouent du style
Mais sans sex appeal

Stop !
Ou sont les plus bonnes
J'aime celles en talons
Toutes les sexy ladies
Stop !
Y'a sûrement maldonne
Ou sont toutes les femmes
Que j'appelais baby

{Refrain:}
XL c'est leurs dimensions
XL en rayon
Toutes leurs sapes sont taillées XL
XL quand elles montent le son
XL donne le ton
Elles kiffent les mecs taillés XL

Et comme les bad boys
Elle fréquentent les mêmes boutiques
Elles ne portent que des marques
C'est ici que passe tout leurs fric

On le voit dans leur attitude
Pour elles d'être au top c'est une habitude
Elles te fixent si t'as un problème
Et je vois dans ces regards qu'elles ont la haine

Stop !
Ou sont les plus bonnes
J'aime celles en talons
Toutes les sexy ladies
Stop !
Y'a sûrement maldonne
Ou sont toutes les femmes
Que j'appelais baby

{Refrain:}
XL c'est leurs dimensions
XL en rayon
Toutes leurs sapes sont taillées XL
XL quand elles montent le son
XL donne le ton
Elles kiffent les mecs taillés XL

Elles sont même derrière les platines
Et te passe les vinyls d'une bombe latine
Elles poussent le volume pour que tu leur donnes
Bounce bounce bounce bounce
Moi je cherche les blondes platines
Celles qui font décoller mon adrénaline
Elles poussent le volume pour que je leur donne
Et bounce bounce bounce bounce

{au Refrain, ad lib}


Ma gueule :


Willy:
Depuis qu' ma face est diffusée dans les clips
J'vois des têtes chelous et des drôles de types
Ils ont cru que ma tête était mise à prix
Ici les bad boys se prennent pour des cainris

De m' voir poser ainsi faut pas que ça te choque
C'est une réponse pour leur dire que je les fuck
Moi aussi j'ai du lourd et j' peux riposter
Si t'as envie chérie de venir m'accoster

{Refrain:}
Dis-moi qu'est-ce que tu trouves à
Ma gueule
Ca sent comme le délit de
Sale gueule
Dis-moi qu'est-ce tu trouves à
Ma gueule
Tu veux m' tester toi et ta
Sale gueule

Willy:
C'est trop facile de me traiter de crevard
Quand on fout rien et que l'on glande au plumard
Pourquoi tu me fais chier t'as qu'à chercher du taff
J'm'en bats les couilles qu'on t'en ai foutu des baffes

J'me demande pourquoi je fais sonner toutes mes rîmes
Pour des gros chlagues qui 24 h en dépriment
Le respect n'est plus dans leur vocabulaire
Avec leur démarche du style patibulaire

{Refrain:}
Dis-moi qu'est-ce que tu trouves à
Ma gueule
Ca sent comme le délit de
Sale gueule
Dis-moi qu'est-ce tu trouves à
Ma gueule
Tu veux m' tester toi et ta
Sale gueule

Diam's:
La jalousie est un péché
Beaucoup de gens ne peuvent s'en empêcher
Quand je les entends ça me fout la rage
Mais ça me donne plus de force pour l'abattage
Tu veux m' tester toi et ta sale gueule

Y'a un petit con qui m'a dit Diam's
Si tu vends tes plus des nôtres
T'es plus trop underground
T'es plus dedans t'as plus les crocs
T'es plus la meuf en chien
Qu'on aimerait tant revoir en bas
S'il te plaît arrête ton char
Et laisse moi kiffer mes barres
T'as trop la haine parce que
J'ai trop la cote parce que
T'es bien trop laid pour pouvoir marquer l'époque mec
Sois pas deg qu'on soit venu braquer ton bizz
Des gueules d'ange des fois ça aide pour pouvoir marquer les clips
On a cassé le mur du son mon pote
T'es deg parce que ta meuf rêve que Willy lui fasse un gosse
Mon pote ouais t'es mal
Parce qu'en vrai c'est trop kiffant d'avoir des femmes
Trop puissant d'être à la une des bacs des medias
Et d'être aimé aussi
Trop puissant de pouvoir dire maman regarde j'ai réussi
Willy Denzey et Diam's
C'est deux jeunes comme toi
Sauf que nous on s'est donné du mal pour être détesté de vous.

{Refrain:}
Dis-moi qu'est-ce que tu trouves à
Ma gueule
Ca sent comme le délit de
Sale gueule
Dis-moi qu'est-ce que trouves à
Ma gueule
Tu veux m' tester toi et ta
Sale gueule


Impossible amour:


Elle s'allonge sur le divan
Et me dévoile avec du mal tout ce qui la peine
Et l'entraîne dans l'angoisse
Je succombe à son charme

Mais je rappelle mon désir
Le plaisir de sa chair ferme
Je n'dois faire qu'écouter
Sans penser à la toucher

{Refrain:}
J'aimerais tant lui dire je suis amoureux dingue de vous
Lui dire en me mettant même à genoux
Mais je dois savoir me retenir
C'est un impossible amour

Et si seul, dans ce corps
Délaissé par un homme qui l'ignore
Les années sans nouvelles
Ont assombri son visage

Toujours et encore
C'est pour lui qu'elle faira tant d'effort
Mais rien n'y change, pour ce bel ange
Oh j'ai succombé au charme

{au Refrain}

Elle est près de moi,allongée et en pleure
Elle me prend la main je sens battre mon coeur
La vie est si cruelle
Moi qui serais si tendre et fidèle

Elle veut mes conseils
Je lui donne objectifs et puis elle me paye
Elle me sourit et se lève
Et je vois partir mon rêve

{au Refrain, x2}

Oui je l'aime, mais je l'aime
J'aimerais tant lui dire que je l'aime, oh!

# Posté le dimanche 27 mai 2007 08:26

dadoo

dadoo
Voici le défi lancé par Dadoo à la planète Musique, à l'occasion de la sortie de son premier album solo. Possédant un charisme et un talent hors norme, cet artiste de 28 ans s'apprête à briser les sempiternelles barrières du rap français.

Né à Marseille, d'origine Africaine (Guinée/Sénégal), le rap fut très vite pour lui un véritable sas d'entrée pour son intégration en France. Dès l'age de 8 ans, son père lui inculque la recette de la potion magique du Hip-hop.
L'histoire commence avec le groupe KDD (à l'époque, seul rempart Toulousain face aux poids- lourds Paris /Marseille). Une signature et un premier album en 1994, alors qu'il a tout juste 18 ans, le propulse leader et auteur. S'imposer comme groupe de « province » ne fut pas chose facile, et il aura fallu attendre 3 albums pour que Dadoo soit vraiment reconnu par ses pairs, à force de travail, obstination et courage.

Déjà son talent se conjugue avec une écriture inspirée, une technique vocale impressionnante et surtout une présence scénique indéniable.
Le grand saut :
« C'est pour moi un aboutissement artistique...et quelque part un parallèle avec la vie : se retrouver seul à bord... »
Dadoo a su prendre le temps pour sortir son premier album, comme si le nombre impressionnant de featuring -plus de 30 entre 2001 et 2002, sur des albums aussi variés que ceux d'Akhenaton, Tavares et Gomez, Double face, IV my people, Don Choa etc...- l'avait conduit à prendre conscience, confiance, sans céder aux sirènes du hip-hop bizz.

Plus d'un an de travail a été nécessaire à l'élaboration de France History X. A Toulouse tout d'abord pour la pré-production et l'enregistrement avec des producteurs aussi divers que Jamaal (Londres), Akos (Akhenaton, Taxi 3, etc...), Gang du Lyonnais.
Le tout enregistré au studio Polygone, et mixé par Tommy Uzzo (Redman, Méthod man, Erick Sermon, LL Cool J, etc...) A New-York ensuite avec un mastering signé Tom Coyne au studio Sterling Sound.
Parfaite symbiose entre musiques et textes, les divers thèmes abordés dans cet album sont riches de sens, et prouvent une fois
de plus de la qualité d'écriture de Dadoo. Des titres comme « Traverser ta zone » (véritable road movie), « Lacher les fauves » (avec Joey Starr) ou « Dent de loup », sont taillés pour la scène.
L'humour « noir » de Dadoo fonctionne à merveille avec sa vision des ados (Sales gosses)Des sujets d'actualité, dont la condition
des femmes (Fille facile), mais aussi sa vision très lucide d'une famille de français moyens (France History X) le propulse dans la cour des grands. Sans oublier l'émotion (Dad motion picture), véritable entretien entre un fils et son père.
Dadoo invite des amis à partager l'aventure de son premier solo : Oxmo Puccino (Dad & Ox), Don Choa (Sale Sud 2), mais aussi
son jeune frère Billy Bats.
« J'essaye de m'adresser au plus grand nombre. Le Hip-hop m'a permis d'aimer les gens réellement pour ce qu'ils sont... »
Grâce à son ouverture d'esprit et à son sens inné de la formule, 2003 sera sans aucun doute une année charnière pour Dadoo.
Cet album prouve que le rap peut rimer avec musicalité et maturité, et trouver une place de choix sur le grand échiquier de la « Musique de France ».
« 2003, vous êtes enfin prêts pour ça... »


interview dadoo :


Skyrock.com : Peux-tu nous dire pourquoi tu as choisi France History X pour le titre de l’album, est-ce en référence au film «American History X» ou pas du tout ?

Dadoo : En fait, ça n’a aucun rapport parce que j’ai construit le titre en faisant une association de mot. C’est à dire France parce que j’ai écrit cet album en parcourant la France, History parce que c’est des histoires et X parce que ce sont des histoires s’adressent à tout le monde, qui peuvent arriver à tout le monde, qui me sont arrivées et que j’ai vu. Donc France History X après je me suis rappelé qu’il y avait un film qui s’appelait American History X.

Skyrock.com : Est-ce que tu peux nous expliquer la signification de la pochette de l’album ?

Dadoo : C’est l’état d’esprit dans lequel je suis quand j’ai terminé l’album. C’est vraiment la photo qui symbolise à la fois le travail, à la fois l’effort et juste après al relaxation d’avoir fait un travail jusqu’au bout et d’avoir passé 8 mois dessus donc un rappeur habillé qui rentre dans une baignoire avec ses textes qui flottent, avec un stylo et un cigare.

Skyrock.com : Le dernier album sur lequel tu étais présent était celui de KDD. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour sortir ton album solo, même si tu es apparu sur plusieurs projets ?

Dadoo : Il y a une période transitoire où on se sépare du groupe, on rentre dans sa perspective de carrière solo. Ce qui prend le plus de temps ce n’est pas d’écrire les chansons, c’est de faire le travail sur soi. A tous les niveaux du travail on va être seul à bord. La parole de ce fait prend plus de poids, on réfléchit plus longtemps avant de parler. Avant de rentrer en studio, j’ai fait un an à faire des featurings à droite à gauche pour rester frais, faire ce que j’aime. Et une fois que j’ai eu la sensation d’avoir fait le tour, je me suis plongé sur l’album.

Skyrock.com : Justement on t’a retrouvé sur plusieurs featurings. Est-ce que ton album est attendu ? Comment te sens-tu avant sa sortie ? As-tu la pression ?

Dadoo : J’ai tellement la tête à l’intérieur, et ces dernières années j’étais tellement à 300 Km heure que je n’ai rien vu passer, qu’aujourd’hui je me sent surpris par rapport aux attentes de l’album. Et des fois je n’y crois pas trop, je me dis que j’ai fais ce que j’avais à faire, ça plaira à certains, ça déplaira à d’autres. J’ai donné ce que j’avais et j’ai la sensation d’avoir énormément travaillé.

Skyrock.com : Il y a beaucoup de titres sur l’album, c’est le fruit d’un long travail ?

Dadoo : Oui. Entre la création et l’enregistrement il y a eu 8 mois.

Skyrock.com : Est-ce qu’il y a des textes que tu as écrit il y a plusieurs années ?

Dadoo : Non. Tous les textes ont été écrit dans les 8 mois.

Skyrock.com : Pourquoi le morceau Sale sud 2 a été découpé en plusieurs parties ?

Dadoo : Le concept c’est de faire quelque chose d’atypique, presque sorti d’un laboratoire. Le premier avait une ambiance particulière voire effrayante avec un texte un peu surréaliste. Le 2ème a été éclaté en 4 parties et jeté dans l’album comme ça. L’idée est de faire un morceau avec 4 rappeurs, de garder un refrain similaire sur les 4 bouts et de changer l’instru par rapport à la personnalité du gars qui pose.

Skyrock.com : Parle nous des featurings sur ce découpage.

Dadoo : Le 1er c’est Billy Bats, rappeur Toulousain en l’occurrence mon frère, qui est la nouvelle garde. Je l’appelle la gâchette. Ensuite il y a Falgas qui est son lieutenant. Ils ont tous les 2 une vision très technique du rap, avec de la performance. Après il y a Don Choa. C’est un Toulousain à la base, c’est un gars avec qui j’ai commencé à rapper en 1990 91.

Skyrock.com : La majorité des productions sont de Akos. Tu travailles avec lui depuis longtemps ?

Dadoo : Akos je l’ai rencontré sur le featuring que j’ai fait avec AKH. C’est un gars avec qui on a passé une soirée et depuis je n’ai pas la sensation qu’on se soit vraiment quitter. Il se peut que j’écrive un texte que je l’appelle, je lui lis le texte et il me dit écoute. Et il a déjà fait son travail. C’est un peu bizarre limite mystique !

Skyrock.com : Tu peux nous parler des autres producteurs?

Dadoo : Il y a le Gang du Lyonnais qui pour moi sont vraiment les gardiens d’un rap classique à texte. Quand tu poses sur une prod avec un texte qui a du sens, qui pèse un certain poids, la version éclate. C’est un vin « décanté ». Ils ont vraiment l’essence en eux. Je leur ai pris 2 prods. Ensuite il y a Chips Chaméléon, c’est un Anglais. Il a une touche particulière qu’on ne retrouve ni en France ni aux Etats-Unis. C’est le fils d’un grand chanteur de raggae. Il a une culture musicale assez pointue. Ensuite il y a Docteur Swing, lui c’est un extra terrestre ! C’est un ancien du rap qui a tourné un peu dans la variété, qui a fait plein de trucs intéressants. Il n’avait pas produit de morceau rap depuis pas mal de temps, il l’a fait pour mon album justement. C’est impressionnant ce qu’il sait faire. Quand tu le vois jamais tu te dirais que ce mec là fait de la musique. Et enfin Kore et Scalp. C’est des gens avec qui je m’entends très bien, c’est une vraie équipe, ce sont des sages.

Skyrock.com : Au niveau des productions, c’est toi qui va vers les produteurs ou se sont eux qui viennent vers toi ?

Dadoo : Il y en a beaucoup qui sont venus en fait. Souvent ceux avec qui j’ai travaillé je les ai rencontré. Par exemple Gang du Lyonnais on s’était dit qu’on ferait un truc ensemble. On en a reparlé et ça s’est fait.

Skyrock.com : Pourquoi avoir intitulé le morceau France History X, alors que dans le morceau tu parles d’une famille de Français moyen?

Dadoo : Pour moi c’est la vraie réalité de ce que je vis au quotidien dans ma province. Je me retrouve pas avec des gens qui sortent de Brooklyn ou de New York ! Mes voisins c’est la famille type…Mais je la respecte et l’apprécie sinon je n’en parlerai pas avec humour et un peu d’ironie. Le truc c’est que j’ai voulu montrer que les gars comme moi, issus de quartiers et de l’immigration, on arrive à capter certaines sensibilités dans ces familles, des choses qu’on arrive à relater. Ce n'est pas de la protestation. Et quand on écoute bien le texte quand je fais référence à la sœur qui sors avec un mec qui s’appelle Ali, au frère qui écoute FF… Pour moi c’est ça l’intégration. On a un père qui est limite facho, une fille qui fait le ramadan parcequ’elle est amoureuse d’un musulman, et le gars qui aime les jeux de rôle qui kiffe FF. Et à terme ces gens là ils sauront ce que c’est la musique de rue , la culture de l’étranger etc…Ils pourront mieux l’assimiler c’est important de montrer ces petits signes. Pour moi cette chanson est positive. Le gag de cette chanson c’est que moi je joue le rôle du chien, avec sa vision. Mais ça c’est purement pour l’exercice de style, l’écriture.

Skyrock.com : On constate plusieurs influences musicales : un côté soul par exemple sur Sales gosses, Dad Motion picture . Peux-tu nous parler de tes influences musicales ?

Dadoo : C’est ce qu’écoutait et écoute encore mon père aujourd’hui. J’ai trempé dedans. Au début comme tous les petits cons je détestais ça parce que c’était la musique de mon père et qu’il me fallait quelque chose de plus immédiat. Plus j’ai grandi plus je me suis aperçu qu’il ma légué tellement de choses que je m’en sert aujourd’hui. J’ai envie de les porter et de les revendiquer. Il écoutait du James Brown, Marvin Gaye. Avec Oxmo Puccino en fait, on est de la même origine, Guinée Mali, et donc nos familles ont les mêmes influences parce qu'elles ont peut être arrivées dans la même période en France. C'est des musiques très américaines qui font partie de la période migratoire. Dans les morceaux comme La fanfare ou Musique, dans l'esprit Timbaland, c'est le côté tribal qui nous plait, c'est le rythme, dans ça je ressens l'Afrique. Et quand avec mon père je regarde MTV ou que j'écoute Skyrock, il me dit :"Tu sais pour moi tout ce que j'entends c'est de la musique Africaine".

Skyrock.com : On retrouve également pas mal de chants, de choeurs notament sur Dad et Ox et Fille facile. Peux-tu nous parler de l'artiste qui chante.

Dadoo : Jimmy Nessy(?????).C'est un des artistes qui m'a le plus appris. C'est quelqu'un qui a fait le conservatoire, il a une base solide. Il s'est risqué à aller écouter du rap, de la funk genre Prince, des trucs supers pointus et novateurs pour l'époque. Tout ça avec les yeux de Mozart, parce qu'il a cette culture là et qu'il trouve que c'est une musique de génie. Et c'est ça qui me plait en lui c'est cette contradiction, c'est ce qui fait tout son talent.

Skyrock.com : Pourquoi avoir mis autant de chants? Pour adoucir un petit peu ton rap?

Dadoo : C'est important, c'est beau ça a son émotion. Je mets souvent un chanteur au service d'une émotion et pas d'une direction. Comme il fait partie de mon entourage, c 'est mon environnement. Et la chose dont je suis fier dans cet album c'est d'avoir recréé mon environnement.

Skyrock.com : Donc quand tu écris un texte avec émotion tu penses déjà à la personne qui peux poser dessus?

Dadoo : Oui. C'est comme les featurings. Ce qui m'a ammené à Oxmo, Don Choa et Joey Starr, ça part d'un morceau et pas une idée.

Skyrock.com : Peux-tu nous parler un peu plus du morceau Dad motion picture sur lequel tu rends hommage à ton père.

Dadoo : En fait c'est le morceau le plus difficile à sortir parce que dès que tu écris un morceau personnel, un peu lourd de conséquences, ça te fait mal vraiment. Ce morceau m'a fait super mal parce que c'est des choses que je n'aurais jamais dit à mon père. Parce qu'on a une culture qui fait qu'on a beaucoup de fierté, beaucoup de respect. Quand j'ai écrit le morceau je me suis dit que c'était un peu chaud... J'ai eu la possibilité de trouver les mots donc il fallait qu'il l'entende. J'ai voulu parler du rapport qu'il a eut avec son pays dorigine et la France. C'est totalement différent. Il est venu ici avec l'idée de repartir. Moi je suis né ici avec l'idée de m'en sortir. C'est 2 points de vue différents qui se rejoignent dans le fait qu'il a établit un respect, il ma donné une education, et elle me sert a me developper ici. Tout est dit dans le morceau.

Skyrock.com : Le travail d'écriture est-il différent entre un morceau comme Dad motion picture et Sales gosses beaucoup plus ironique?

Dadoo : Non le travail n'est pas différent. C'est le texte qui est plus ou moins douloureux en fait. Le rire c'est une émotion aussi ça peut monter super haut aussi. Sales gosses c'est plus un morceau que tu écris avec un élan positif, Dad motion picture tu l'écris plus après une soirée...

Skyrock.com : Main tendue c'est un titre personnel ou une fiction?

Dadoo : Tout ce que je dis c'est vrai!! Dans tous les morceaux. Après j'essaie de trouver des manières de les peaufiner mais tout est vrai!!! C'est mon couzin, je l'ai revu il n'y a pas très longtemps, il n'allait pas très bien. Il m'a toujours fait comprendre que son histoire devait être entendue parce qu'elle pouvait servir.

Skyrock.com : On retrouve 2 univers différents sur ton album. Des titres qui font bouger et des titres qui font réfléchir. Tu passes de l'un à l'autre facilement?

Dadoo : Je t'explique. C'est comme-ci on traversait Paris ensemble, et qu'on part d'un endroit on croise un pote avec quii on a un souvenir. On va en parler, rigoler. Un peu plus loin on tombe sur un camion de CRS qui contrôle un type. On regarde ça nou chauffe un peu on se dit qu'il pourait être plus gentil avec lui. On continue on arrive sur un rond-point je tombe sur une ex... Puis on arrive au quartier on apprend que untel s'est battu avec l'autre qu'il est chaud qu'il est déjà armé... On traverse souvent toutes ces émotions dans une journée. Je parle de la vie.

Skyrock.com : Comment est né le morceau Lâcher les fauves avec Joey starr?

Dadoo : On voulait faire un morceau ensemble depuis très longtemps. Un jour Akos m'envoie la musique. J'avais rien à dire sur cette musique. Juste crier, me lâcher et je me suis dit que ça me faisais penser a quelqu'un, qui a cette énergie là. Même si tu comprends pas tout ce qu'il dit, tu comprends ce qu'il veut te faire ressentir. La 1ère chose que j'ai ecrit c'est l'expression animale de soi. J'ai commencé à ecrire et je l'ai appelé. Il 'a dit ok pour le thème, je te rappelle. Et on s'est retrouvé en studio a Paris.

Skyrock.com : On te retrouve aussi sur un morceau avec Vitaa avec tu avais fait un morceau sur Double face 4. Pourquoi avoir fait de nouveau une chanson avec elle?

Dadoo : Vitaa c'est quelqu'un qui a une voix. le 1er morceau était assez festif, on s'est rencontré dans ce genre de situation. ça reprensentai bien la relation. Le 2ème morceau on a appris plus à se connaître, on a eu des discutions plus profondes. On a fait ce qu'elle voyait d'une vie de couple et ce que moi j'en pensais.

Skyrock.com : Vous travaillez ensemble les textes?

Dadoo : Bien sûr. Il faut qu'on se comprenne et qu'on ressente le texte. En général c'est ensemble, moi je donne une direction assez nette et précise, mais l'emballage on le fait ensemble.

Skyrock.com : A qui adresses-tu le morceau Fille facile?

Dadoo : A une fille que j'ai connu! Je l'ai vraiment croisé vers chez moi, enfin sa mère et je n'y croyais pas. Elle m'a ammené dans un flashback en fait, maintenant je la vois comme une mère de famille, tout comme si quelqu'un la voyait pour la 1ère fois. Un garçon peu évoluer sur ses positions et c'est bien q'une fille sache que même si elle aime bien s'amuser, un jour elle sera mère. Que jeunesse se passe, qu'elle n'ai pas de mal à l'assumer parce qu'il n'y a pas de mal a s'amuser. Après je ne cautionnerai pas les tournantes parce que ça c'est tout ce qu'on déteste chez moi, dans notre entourage. C'est une fierté de voyoux pour ça : tu touches pas aux femmes, aux enfants tu respectes celui qui t'a respecté. Mais n'oublie pas de t'amuser.

Skyrock.com : Tu es papa d'une petite fille quand tu écris ce morceau...

Dadoo : Honnête! Ton père il va pas te mentir! Et faut penser à l'epoque ou j'étais dedans. Et qu'elle trouve en grandissant ses reponses parce que je lui ai donné les vraies cartes. On construit un espece d'idéal. Je ne veux pas lui donner une vision sans qu'elle sache la réalité.

Skyrock.com : On a pu te voir en 1ère partie de Nas bien avant la sortie de ton album que personne ne connaissait. Quelle experience gardes-tu?

Dadoo : J'avais beaucoup d'appréhension parce que personne ne connaissait. C'etait la 1ère partie de Nas a l' Elysée Montmartre. C'était assez chaud. On m'a dit: "les gens connaissent pas ton album c'est un peu risqué". J'ai dit :"non, c'est ce jour là que je vais comprendre quelque chose". Si toute la pallette de sentiments que j'ai mis sont perçues c'est terrible. J'etais concentré sur mes textes. Mais dans l'ensemble bonne vibe, ça s'est à priori bien passé.

Skyrock.com : Tu as assisté au Show de Nas après? Et as-tu vu Jay-Z?

Dadoo : J'ai vu les 2. Ce n'est pas comparable on ne peut pas dire qu'un était meilleur que l'autre. Jay Z j'ai vu Marvin Gaye, Nas j'ai vu Curtis Mayfield.

Skyrock.com : Des tournées de prévues?

Dadoo : En ce moment je tourne avec BOSS on fait un peu partout, je fais 35 minutes de show. Ensuite je pense que je vais tourner avec d'autres equipes de DJ, et une tourneé j'espere en septembre.

Skyrock.com : C'est différent de se retrouver seul sur scène?

Dadoo : Complètement. En groupe tu fais partie de la synergie. Seul tu donnes le reflet de ce qui se passe devant toi. Mais ça va j'aime bien le challenge!!!

Skyrock.com : Merci beaucoup Dadoo!!



pas a pas :


Es-tu plus bonne que la plus bonne de tes copines ?
Beaucoup plus bonne que la plus bonne de tes copines
Alors éteins ton téléphone j'ai le code PIN
J'l'éteins si tu m'sonnes que ton coeur vibre
Mais mon numéro à moi c'est toi blah blah
Arrête ton style
Moi je veux ton corps sans le fil
Si t'es plus bonne que la plus bonne de tes copines
Baby ça c'est à toi de voir.

On m'appelle Dadoo, mais appelle-moi Danger
Ma belle, appuyé de mes billets je viens pour t'enclencher
Bolide Audi TT j'vais pour t'enclencher
Sans permis piloter ton corps si tu me permets
J'ai trois couplets pour te lever
Homme d'affaire, la vie c'est pas le temps que j'ai.
Draguer c'est pas le plan que j'ai
Sans te heurter, je veux te percuter
Mets le cap sur ma tise au frais
Cristal verser je vais te décapsuler
Je suis comme un ex-taulard devant Pamela en personne
J'irai droit au but comme Sonny Anderson
Je suis le rap en personne sans beat mes vers sonnent
Je te la fais à capella comme 100 bites ma paire donne
Tu perds pas au change avec ton ex qui rode
Ma plus-value s'engrange dans le rolex ou l'émeraude
Je t'achète pas, je vends l'homme, suis le vant de l'homme
Si tu suis c'est l'Audi plus Place Vendôme.

{au Refrain}

Je veux te diezer, je veux te braiser, je veux te viser
Je veux te toucher sans te couler je veux t'aimer sans te léser
Sans te tester je veux tiser
Mais dis clairement qu'tu veux me baiser
Pas te baiser, pas te niaiser, je veux te bercer,
Pas te biaiser, pas te gazer
Je veux te pacser, pactiser, pas te tirer, t'attiser
Ok, donne-moi ce que je peux tiser
Te dire que je t'aime ça serait pas sincère
Faire l'amour pour le faire pas un mais 5 verres
Un coup pour chaque verre pas sain mes 5 frères
Je suis pas un fou pour un bout de sein, je te jure je suis sincère.
J'ai des vers pour ta beauté Zara.
Quoi roule avec moi et tu deviens Prada.
Tu serais Sushi Gucci, Free Lanceou Lada
Moi dans la Porsche Carrera ha bibi yala ...

{au Refrain}

Si tu roules avec moi tu seras ma fée chérie
Je dompterai ta beauté fauve comme une Ferrari
Dad PPDA c'est moi qui parle pas le spliff
C'est du charme pas du vice, c'est pas des vannes, c'est du cliff
Indécente proposition ne sois pas hostile
Déjà deux couplets balancés, ça y est t'es plus une fille facile
Dans mes bras que je t'embrasse Christine.
Qui ?
Céline, Corinne, Karine, Catherine, ou Justine,
Praline ou Périne, Sarah, Laetitia, Sophie, Marie-Christine.
Hélène, Hélèna, Lili, Laetitia pas Zora ni Lolita.
Eve ou Evelyne,monique, Monica, Radouge, Khadidja.
Sam, Samira, Marie, Maria, Marine, Marina.
Amandine ou Dina, Zim, Zima Kima, Warda, Kim, Akima ...

{au Refrain, x2}


[s]
Fille facile :

Souvenir d'une fille facile
J'voulais lui parler
Autour de moi
Juste parler
J'ai l'souvenir d'une fille facile
J'voulais lui parler
Au fond ont s'y croient

Je me souviens de cette fille
P'tite elle jouait la marelle
Près du bloc 16 d'où tu ne sors pas pucelle
Minijupe près des bandits qui bandaient sur elle
15 ans toutes ses dents déjà un corps de femelle
Pas de frère une p'tite s½ur une mère seule
Fille d'un acte sexuel elle traîne une vie casse-gueule
Viser par le vice des tours et la meute qui tourne autour voyelle
Pour voyou s'qu'ils aiment c'est son trou
Tu vois d'qui j'parle ?
Ouais cherche pas c'est elle
C'est ça crasseuse mais plutôt belle
Vivant dans le rêve d'caille à la cave contagieuse
S'faisant mettre à l'amande dans les tirs elle mande
Elle traînait tard le soir les darons disaient d'elles traîner
Genoux écorchés la baguette dans le panier
Le sens du sexe bien souvent elle sentait l'essence
Sous tout les sens du terme elle aimait s'tremper

{Refrain:}
J'ai l'souvenir d'une fille facile
J'voulais lui parler
Qui vivait autour de moi
Juste parler
Souvenir d'une fille facile
J'voulais lui parler
Facile au fond ont s'y croient
Juste parler [on s'y croient]

Un jour elle rentra chez elle avec du sang sur les fesses
Prétextant un plat épicé pour que sa mère la laisse
Elle avait mal au cul chaque soir crispée dans les chiottes
Passer l'éponge et retirer les capotes
Jambes arquée devant sa s½ur suçant le pouce
Lui caressant la tête q'd'une esquive elle repousse
Dans la douche la zik' a fond en se déshabillant
Chantant sur du R Kelly en se démaquillant
Décolleté Mariah Carey et les rondeurs à J Lo
Elle mastique les Airways écoute sky B.O
Pour les gars du bloc elle baise même à l'oblique
Message sur boîte vocale et son anale bite
Pour elle certain font la queue et d'autre se querellent
Fée nympho du ghetto tourne comme l'info
Pas fraîche mais dispo
Reine des soirées disco
Au mot débauche tu la croises dans l'dico

{au Refrain}

J'ai croisé sa mère y a 2 jours avec des poches carrefour
Un p'tit gosse courait autour des rêves plein les yeux
Du chocolat plein la gueule j'te jure portrait craché
T-shirt débraillé Nike et lacets défaits
J'ai eu l'c½ur pincé j'me suis dit quoi pensé
Fermé les yeux sur l'époque voir la réalité
Si j'avais s'eu j'aurais p't'être pas insisté
Le jour où ont s'est croisé en sortant d'soirée
Le jour ou j'lui ais dit qu'en fait moi j'l'aimais
10 minutes dans une cage d'escalier
Moi aussi j'ai croqué le pain dans son panier
Moi aussi j'lui ais fait croire nan j'peux pas l'nier
Aujourd'hui la voila mère et c'est peut être la meilleure
Pour ce p'tit qui pourra lui donner son c½ur
Pour ce p'tit qu'elle rendra sur'ment heureux
J'te jure j'l'ais croisé c'est moi qui baissait les yeux

{au Refrain, x2}

[Oh j'ai l'souvenir d'une fille facile oh]
[J'voulais lui parler oh wa yeah]


Making of :


Ok Dadoo dents de loup
Corps et scalp à la scalperie
Taxi 3 baby (Haou!)

Moteur et on tourne et action
Mon existence, un microfilm d'action
Marseille au 1er plan du générique
Pour la séquence sur la vie, m'amène à donner le rythme
Tout est écrit comme dit le e
Le décor installé moi j'suis l'enfant du crime
Je grandis les yeux collés aux vitres
Jeune promis au Mike, dans la rue j'décrypte (Couper!)
Trop de Deniro dans le casting
J'ajuste la mire mauvaise lumière sur l'parking
Scénar, un polar noir vaudeville
Péter à l'eau de vie, j'reviens pour la jouer fine
Ma vie, mon film glamour dom pérignon
Suspense, rebondissements, sexe et trahisons
J'cours tous les jours se joue à la seconde
Slaloms entre les douches, j'fais l'amour sous les bombes !

[Refrain :]
J'aime quand c'est Chaud !
Quand c'est Trop !
Quand c'est Haut !
Quand c'est Chaud !
Quand c'est Haut !
Quand c'est Action ! Action !
J'aime quand c'est Chaud !
Quand c'est Trop !
Quand c'est Gros !
Quand c'est Haut !
Quand c'est Action !

Ma seule intrigue, me sortir de là
Faire exploser l'empire et voir voler les dollars (Aahh!)
J'ai rien à prouver aux caméras
Z'ont qu'à fumer les portes verrouillées depuis qu'on est là (Zoouu!)
La rouille de nos rêves depuis qu'on les a (Zoouu!)
Douille dans l'arène depuis qu'on les voit (Zoouu!)
Armé comme les hordes, dansera le mia
Pour tenir les rennes Haut ! Sortir ta tête de l'eau ! (Oh!)
Ennemis aux trousses, les scénars l'imposent
Canard applaudit ses crimes, vu que César l'impose
Casque noir armanie, World Company
(J'arrive aux States!), j'arrive tout explose
Et pas de second rôle dans mes séquences
Tout le monde joue au 1er rôle jusqu'à la dernière séance
Action ! Attention vigilence
Le frein ne siffle qu'une fois, braque, croix, diligence !

[Refrain:]
J'aime quand c'est Chaud !
Quand c'est Trop !
Quand c'est Haut !
Quand c'est Chaud !
Quand c'est Haut !
Quand c'est Action ! Action !
J'aime quand c'est Chaud !
Quand c'est Trop !
Quand c'est Gros !
Quand c'est Haut !
Quand c'est Action !
Mon univers est spectaculaire (Stop!)
Lumière, vélocross, motos, hélicoptères
J'fais danser sous la pluie (Stop!)
Lumière, le micro dans la berge si t'as besoin d'appuis
Siffle les balles et j'te balance la réplique
Suspendu dans le ravin avec les branches qui s'effritent
J'suis comme ça, moi j'bousille Godzilla
Droits de building, sors dans l'vide puis j'rentre chez moi
Mais bouge pas ! J'serai d'retour pour l'diner
J'dois sauver Ulysse, j'ai du monde à semer
Sauver le monde, c'est dans mon synopsis
(Bon ok, c'est quand que tu rentres?) Avant que tu refroidisse !

[Refrain: X2]
J'aime quand c'est Chaud !
Quand c'est Trop !
Quand c'est Haut !
Quand c'est Chaud !
Quand c'est Haut !
Quand c'est Action ! Action !
J'aime quand c'est Chaud !
Quand c'est Trop !
Quand c'est Gros !
Quand c'est Haut !
Quand c'est Action !

Yeah ! Taxi 3 baby
(Oh!) Corps ok, scalp ok, dents de loup ok
(Oh!) Couper !!!


Sales gosses :


Les gosses d'aujourd'hui c'est des sales mômes, ils sont taillés hors normes
Ils sont longs comme des bornes
Petits hommes petits diables à petites cornes
Des junky du Mac do et du steack à l'hormone
Dans la rue avec des sacs de 1 tonne, à squatter les bancs du parc pour se mettre stone
Tu fournis Darty en téléphone
Tu crois les réveiller mais c'est eux qui t'endorment
Ils s'braquent et s'raquettent portant des baskets
Ils ont des vis cruciforme[Eh doucement garçon!]
Ils courent dans la cour bedav
Dans les toilettes, ils marchent en pack de 6 comme des chicken nuggets!
[sifflement] Hep là petite poulette! Ils ne disent plus j't'aime ils disent déjà j'te pète!
Capables de t'expliquer la cyber-levrette
Pour eux l'amour ça se fait à 10 sur une banquette.

{Refrain: x2}
C'est le son pour les sales gosses
Tout dans le style, la dégaine, la pause et la play.
Du son pour les sales gosses
Veulent pas savoir comment j'rappe mais combien on me paye.

Et les petites Cendrillon, de vraies futures mitons
Rouge à lèvres cheveux longs, imitation Vuitton
Effet le prince qui baise dur d'la grosse coupure
Faut qu'il ait le cheval sur l'capot d'la voiture!
13 piges contaminées par la J-LOïde
Jupes brûlées à l'acide effet boule de bowling
14 piges torturées comme Ally Mc Beal, à vouloir aller chez le psy pour les hemorroïdes!
Anti-depresseurs et corticoïdes
Parce qu'elle a le coeur brisé, elle a mal au bide!
"Allô Difool c'est quoi une sodomie? Paraît que c'est torride c'est torride!"
En bande maquillées comme une sauce barbecue
Avec au cul le pack de 6 qui veulent tremper le bout
Comme dit Renaud, elle a déjà vu le loup
Comme dit Appolo Crid: "elle pend les petits chemins de boue ouais!"

{au Refrain, x2}

Ce matin là j'me suis levé, j'ai fait du lait pour ma fille.
J'ai allumé la télé puis j'ai porté ma fille
Je lui dit que j'l'aimerait comme personne l'aimera
Elle m'dit papa je sais mais j'veux Shakira!!!!
Imagine moi 10h du mat 10 ans de rap dans les pattes à chercher popstar dans les bacs à gouler à la FNAC.
A essayer d'la dévier côté rayon Rap-Reggae.
Elle s'arrêtait et me criait DAVID CHARVET!!!!!!!!!!
Ah non! Pas ce chanteur Orangina!
Secouez le cerveau et la bite reste en bas!
Fistoune papa est 1er sur le Rap![David x5!!]
Les gosses d'aujourd'hui sont trop techniques, ils parlent comme des Macintosh
Ils savent ce que c'est l'fric
J'peux plus leur faire le coup de la shoes qui court vite
Il faut qu'tu mettes tes shoes, et faut que tu courres à courrir Viiiiiiite!

{au Refrain, x2}

Vivre sans ça :


{Refrain:}
Je n'veux pas vivre sans ça
mais je n'peux pas vivre sans toi
J'ai du mal à donner un sens à ma vie
Aime moi
Aide moi

Ma vie est simple
Y'a rien qui m'tente plus que de me poser
Dans les enceintes un peu d ?
Juste de quoi attraper la feuille et me reposer
J'ai pas le temps de tomber love de toi
J'suis trop speed
J'ai trop de truc a régler loin de toi
j'évolue avec mon temps et ne parle plus que de gros sous et de gros montant
J'veux l'amour mais pour le moment j'veux la gloire
Tampis pour les marmot
j'veux la vie à mort
pas la vie en rose
Mi amor on a la vie devant nous
Tu m'parle d'avenir, de projets
de construire ensemble, de trophés
J'voie bien que tu m'aime que tu saignes j'te jure j'voulais pas que tu souffres tu sais mais
J'ai plus qu'la mélodie dans le sang
J'ai plus qu'ce putain d'amour pour le son
J'ai plus gout à la vie
tellement envie d'redevenir cette fille que t'aimais d'un amour maladif
5 lettre
un thème: ma vie
grace à une phrase
Je t'aime ma fille
Ne me laisse pas tomber mon coeur dans le fond j'sai que c'est toi mon moteur

{au Refrain}

OK Mais dit moi à qui tu parle comme ça
suis-je l'homme de ta vie une serpière pour toi
(non)
tu veux le paradis j'ai que la terre
ta colère m'éclate à la geule mais??
Mais dit moi ou tu cours comme ca
réussir ta vie une carrière c'est ça
Tu veux des hit parade mais tu vois ils t'paradent
Ta choisi ta vie de parano
ils te baladent
(non)
5 lettres
on taime ta vie ta réussite c'est tout
C'est moi qu't'avide
Moi je voulais la fille et pas la rime
la femme qui voulais des gosses pas le MC prêt au crime
5 lettres
je t'aime ma fille ma réussite c'est nous et tu l'abime
t'as la haine et c'est elle
tue l'amour
moi c'est la même
mais c'est elle qui me tue
c'est la même scêne que veux tu
l'ambition m'obsède et je sais que veux tu
Mais que veux tu que je plaide mon amour

mon retour t'harcèle et tu saigne mon amour
cette ambience est malsaine
peux pas signer aujourd'hui
que l'on saigne toujours
gafe à ce que tu sème
5 lettre
indemne un thème

{au Refrain, x2}
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# Posté le dimanche 27 mai 2007 07:28

Modifié le dimanche 27 mai 2007 07:42

vitaa

vitaa
l'heure ou tout le monde pointe son nez a la télé pour y raconter sa vie, Vitaa a choisit elle de la chanter et de l'écrire... A 23 ans cette jolie fille aux origines italiennes, qui a grandit dans la région lyonnaise, n'a pas fini de vous surprendre. "A fleur de toi", son premier album est le fruit d'une belle histoire d'amour avec la vie. Petit retour en arrière.

Princesse déchue des temps modernes, Vitaa a trouvé refuge dans la musique. Bercée aussi bien par Marvin Gaye et toute la soul américaine que par Jacques Brel ou Francis Cabrel, Vitaa est une plume qui a de la voix. Des maux et puis des mots et puis des démos... Des maquettes, des esquisses de chansons, souvent pleines de chagrins qu'elle écrit dans sa chambre après les cours ou après ses petits jobs.

Résolue à ne pas finir comme "madame-tout-le-monde", battante sans le savoir, Vitaa grandit au fil de ses rencontres. C'est Dadoo qui le 1er la convie a chanter un de ses refrains sur la compilation : Double Face 4... (Viendront plus tard des duos avec Rohff, Diam's, Sinik etc...). Ben était dans le studio ce jour la, véritable coup de foudre artistique, il deviendra son manageur. Les refrains c'est bien mais un album c'est mieux...

Malgré les belles promesses de producteurs intéressés qui ne rappelleront jamais, Vitaa écrit... Mounir, rencontre en 2004 lui compose des titres tandis que Ben démarche. La vie est pleine de surprise mais aussi pleine de déceptions, comme ce jour ou elle découvre son fiance dans les bras de sa meilleure amie. Certaines auraient sombre dans la dépression... Vitaa s'enferme et "crache" sa douleur dans un morceau intitule "ma soeur".

C'est la toute la richesse de sa tristesse... Elle lui permet de créer. Chaque larme versée est une rime ajoutée à son album. "A fleur de toi" c'est toutes ces petites histoires de la vie que l'on cache aux autres. Parfois par pudeur ou par crainte du jugement... C'est vous, c'est moi, c'est un album humain, introspectif et sans tabou. Trop subtil pour un R'n'b à la française, trop soul pour de la variété.

Inutile de la classer, elle est un style a elle seule. Vitaa : Ne la comparez pas, ne la jugez pas, écoutez la.

Discographie :
2006 : Confessions nocturnes (feat. Diam's), album "Dans ma Bulle"
2006 : Ne dis jamais (feat. Sinik), album "Sang froid"
2006 : Peur d'aimer (feat. Nessbeal), album “La mélodie des briques”
2005 : Bol d'air (feat. Rohff et Jasmin Lopez), album « Au-delà de mes limites »
2003 : Ma soeur, « Première classe R'n'B »
2003 : Oublie (feat. Pit Baccardi et Diam's), « Double Face 5 »
2003: Sur ta route (feat. Dadoo), album « France History x »,
2001 : Pas à pas (feat. Dadoo), Double Face 4,


Ma Soeur :


Tu vois t'étais la seule,
La seule en qui j'avais vraiment confiance,
Celle de qui jamais j'aurais cru douter,
Overdose de conscience,
Pourtant t'étais devenue ma s½ur de c½ur,
Personne n'aurait dû nous séparer,
Destinée ou malchance
Tu vois j'ai beau chercher les raisons
Mais ce que tu m'as fait j'ai pas cautionné,
Maintenant j'ai plus confiance,
Même si ça fait deux ans que ça c'est passé
Même les détails j'ai pas oublié,
Pourquoi ça fait si mal, d'avoir été trahie par ma seule amie
La seule à qui j'ai confié ma vie,
Comme si c'était normal,
T'as cru que comme ça j'allais tourner la page,
Mais ce n'est pas fini j'ai toujours la rage,

Trompée par mon c½ur, trahie par ma s½ur,
La seule en qui j'avais foi, confiance,
Est celle qui m'a mentie,
Aujourd'hui enfin, est venue ton heure,
Tu vas payer c'que t'as fait dans les moindres détails,
Car j'ai promis,
Trompée par mon c½ur, trahie par ma s½ur,
La seule en qui j'avais foi, confiance,
Est celle qui m'a mentie,
Aujourd'hui enfin, est venue ton heure,
Tu vas payer c'que t'as fait dans les moindres détails,

Maintenant tu pleures, parce que doutent les yeux
Tu vois plus personne tu t'dis que t'es seule,
Et ça, ça te fait peur, quand y a plus personne pour t'écouter, t'épauler
T'as perdu ta petite s½ur,
Celle qui croyait dur en ton amitié,
Mais à croire que toi tu sais pas ce que c'est,
Celle qui passait des heures au phone à t'écouter pleurer pour lui,
J'ai pas fini, j'veux que tu comprennes
Combien j'avais de la peine,
Le soir où je t'ai vue coucher avec lui,
Tu pouvais pas trouver quelqu'un pour toi,
Fallait que tu viennes le chercher dans mon lit

Trompée par mon c½ur, trahie par ma s½ur,
La seule en qui j'avais foi, confiance,
Est celle qui m'a mentie,
Aujourd'hui enfin, est venue ton heure,
Tu vas payer c'que t'as fait dans les moindres détails,
Car j'ai promis, X 2

Aujourd'hui avec le temps j'ai réfléchi,
J'ai perdu trop de temps à recoller les débris,
J'ai failli foutre ma vie en l'air pour ces conneries,
J'pense que t'as compris,
J'parle de toi là, j'ai fini,
Trompée par mon c½ur, trahie par ma s½ur,
La seule en qui j'avais foi, confiance,
Est celle qui m'a mentie,
Aujourd'hui enfin, est venue ton heure,
Tu vas payer c'que t'as fait dans les moindres détails,
Car j'ai promis, X 2

T'étais ma s½ur
T'étais ma s½ur
J'ai pas compris,
Comment t'as pu,
T'aurais pas dû,
Non t'aurais jamais dû,
T'aurais jamais dû,

Trompée par mon c½ur, trahie par ma s½ur,
La seule en qui j'avais foi, confiance,
Est celle qui m'a mentie,
Aujourd'hui enfin, est venue ton heure,
Tu vas payer c'que t'as fait dans les moindres détails,
Car j'ai promis, X 5


Mes kifs : Vitaa :

Vitaa, qui vient de sortir son premier album, A Fleur de toi, répond aux questions de Skyrock.com pour une interview spéciale Mes kifs...Clash préféré, disque de chevet ou expression préférée, Vitaa dit tout !!

Ma collaboration rêvée
Il y a la réalisable, Corneille et Zazie ou l'utopique, Mariah Carey.

Mon clash préféré
Beyonce et Mariah Carey, ce serait intéressant vocalement.

Mon dîner idéal
Avec Denzel Washington

Mon meilleur ennemi
La plume, l'écriture. C'est un besoin, mais c'est dur.

Moi et la politique
Je suis, je vote depuis que j'ai 18 ans, même si je ne sais pas pour qui voter.

Mon disque de chevet
Le premier de Mariah Carey, Mariah.

Mon livre de chevet
L'Alchimiste de Paolo Coelho

Mon kiff insoupçonnable
C'est ridicule (rires) ! Manger des fondues savoyardes avec mes copines (rires)

Je suis doué pour
Le chant, je pense et l'écriture, j'espère

Mon expression préférée
Une expression lyonnaise, Je suis chalée, ça ne se traduit pas.

Ce que j'ai toujours rêvé de faire
De la musique, ce que je fais aujourd'hui

Dans 10 ans je serai / j'aimerais être
Faire de la musique, écrire

Quand j'étais petit, je voulais être
Chanteuse

Quand je serai vieille, je voudrais...
Avoir une vie de famille stable, avoir des enfants et une maison à la campagne.

Si j'étais un personnage, je serais
Carrie Bradshaw dans Sex and the city


album A Fleur De Toi :


Mais qui est cette fille? Celle qui s'est faite connaître sur le célèbre refrain de "Pas à Pas" de Dadoo sur le Double Face 4, qui a participé à la B.O. de Taxi 3, des titres avec Mafia K'1 Fry, Rohff, ou Casus Belli, sans même connaître son nom? Et bien c'est Vitaa. Après un titre solo « Ma S½ur » sur le Première Classe RnB, c'est en 2006 que son nom se fait connaître du grand public, notamment grâce à des feats avec Diam's ("Confessions Nocturnes"), Nessbeal ou Sinik. Après la création du label Motown France, elle en sera la première signature, ce qui lui permettra de sortir son 1er album solo : A Fleur De Toi... Ecouter un tel album, sans idées préfaites relève de l'impossible : la mauvaise image du RnB français, Motown France, et Diam's comme Directrice Artistique (sachant que son dernier album a été vivement critiqué par les fans de Rap), il y a peut être de quoi s'attendre à peu de choses de cet album. Voici peut-être la chronique qui vous éclairera sur la galette.

En faisant l'impasse sur une intro dispensable, on arrive au 1er single, du même nom que l'album (« A Fleur De Toi »). Un piano assez efficace et... c'est tout. Textuellement, ce n'est pas vraiment exceptionnel non plus, et vocalement, c'est bien trop surjoué, comme s'il fallait que le titre nous touche forcément, que le son entre de force dans nos oreilles pour tenter de toucher l'auditeur. Raté. C'est également l'adjectif qui qualifierait bien l'horrible refrain. Bref, passons... Voilà du réchauffé, avec « Ma S½ur », tiré de Première Classe Rnb sorti en 2002, où seul l'instrumental change (ce qui n'est pas un choix très judicieux, la précédente était meilleure). Soit, la chanson en elle-même n'a rien de vraiment accrocheur, des paroles frôlant l'amateurisme, donc à oublier également. Diaboliser l'homme, c'était déjà le sujet qui été abordé par Diam's dans certaines chansons, et c'est ce qu'on lui reprochait, mais c'est également ce qui plaît le plus aux auditeurs « non-amateurs de rap ». Bien sûr, Vitaa ne se gêne pas et l'utilise aussi dans « Pourquoi Les Hommes ». Réalisation facile, paroles tout aussi faciles... allez on passe.

On monte d'un cran avec « En Chanson », un son bien travaillé et sympa, des paroles simplistes, mais qui passent tout seul musicalement, la voix moins surjouée, et c'est plus agréable comme ça. On reste à un assez bon niveau avec « Mon Autre », du déjà vu, mais sympa tout de même. Dans un autre registre, et une ambiance un peu différente, « Pour Les Miens » bouge plus, mais le reste n'est pas vraiment éblouissant, et le refrain, complètement incrédible. Le niveau redescend, pour retourner à celui du début d'album avec « Un Mec Comme Toi », encore de quoi diaboliser l'homme, de manière assez maladroite en plus. Et hop, on reprend la phase ascendante avec « Mon Paradis Secret », un petit son intimiste avec cette petite guitare, une voix mieux maîtrisée, et moins abusée (hormis sur le refrain) : sûrement l'un des meilleurs titres de l'album. On continue avec « J'oublierais Tout », pas exceptionnel, juqu'à arriver à saturation. Pourquoi? Parce que les musiques ne sont vraiment pas originales.

Et c'est sans surprise que l'on fait la transition sur « Son Propre Ennemi », petite déclaration de la part de la chanteuse. De même pour « Mon Univers », à la différence que vocalement, c'est plus agréable. Pour ne pas oublier ses origines italiennes, elle nous propose un couplet en italien justement sur « Toi », une boucle à la guitare assez simple, tout comme les paroles du refrain. On arrive à la fin avec « J'y Crois », encore et toujours du piano, comme si ça crédibilisait un peu plus la chanson. C'est en soi, pas mauvais, mais vite lassant quand on a enchaîné les titres précédents d'une traite. Elle se veut également plus profonde sur ce titre. Puis l'on ferme définitivement la boucle avec « Le Départ », qui achève l'album comme il a commencé, bon dans la forme, mais banal dans le fond.

Voilà ce que nous proposent Motown France et Vitaa pour le 1er album : du déjà-vu, des pianos 'en veux-tu en voilà', mais tout de même quelque chose de mieux que ce qu'on pouvait en attendre. Car à l'image du 1er single, cet album aurait pu être aussi décevant que le sont l'écrasante majorité des albums RnB français actuel. Cet album tout en étant un poil au dessus du lot, n'est pas exceptionnel, et ne se démarque pas réellement des autres albums, et ce n'est pas en prenant la dénomination de Motown (cela voudrait-il dire qu'en France, on n'est incapable d'avoir notre propre musicalité, et toujours calquer sur la musique américaine ?), que cela le rendra plus crédible, on peut quand même en garder quelques titres.

# Posté le samedi 26 mai 2007 13:04

Modifié le lundi 28 mai 2007 05:17

Snoop Dogg

Snoop Dogg
Calvin Cordozar Broadus Jr., alias Snoop Doggy Dogg, alias Snoop Dogg, alias The Doggfather, est né le 20 octobre 1971 à Long Beach en Californie. Dès son plus jeune âge, sa mère l'appelle Snoopy. Il gardera le surnom en tête lorsqu'il commence à rapper, adoptant le pseudo Snoop Doggy Dogg lors des battles à la sortie de son lycée. Il commence ensuite à poser sur des mixtapes avec son cousin Nate Dogg et son pote Warren G, qui se trouve aussi être le demi-frère du producteur Dr. Dre. Tous trois sont membres des ES Rollin' 20's Crips, un gang de la banlieue de Los Angeles, ce qui vaudra à Snoop des séjours fréquents en prison.

Déterminé à ne pas passer sa vie derrière les barreaux, il redouble d'efforts. Grâce à Warren G, une de ses cassettes arrive entre les mains de Dr. Dre. Le producteur de N.W.A. est séduit par le flow nasillard et la nonchalance de Snoop, et l'invite à collaborer avec lui sur Deep Cover, titre présent sur la BO du film éponyme.

En 1992, Dre sort le mythique The Chronic, jetant les bases du son West Coast qui allait dominer le rap pendant la première partie des années 90. Snoop Doggy Dogg apporte sa contribution à l'édifice, posant des rimes désormais légendaires sur Nothin' But G Thing. L'énorme succès de The Chronic précipite l'enregistrement du premier album solo de Snoop, Doggystyle, sous la houlette de Dr. Dre.

Mais pendant les sessions d'enregistrement, Snoop est accusé d'avoir participé à l'assassinat de Phillip Woldermarian, membre d'un gang rival. A l'issu d'un long procès, il sera relaxé 3 ans plus tard, en compagnie de son garde du corps, en invoquant la légitime défense.

Un climat sulfureux entoure donc la sortie de Doggystyle, en novembre 1993. L'album entre directement dans l'histoire : c'est la première fois qu'un artiste arrive à être n°1 dans les charts avec son premier disque. Les singles What's My Name et Gin & Juice tournent sans arrêt sur les radios, tandis que Snoop se retrouve au centre de controverses sur le contenu sexiste et violent de Doggystyle (quand même 4 millions d'exemplaires vendus) et sur les dérives de son label, Death Row Records.

En 1994, le gouvernement britannique veut même l'empêcher de tourner sur l'île se Sa Majesté à cause de ses démêlés judiciaires. Snoop en fait abstraction. Avec Dre, ils font en faire un court-métrage accompagné d'une BO sur le procès, intitulé Murder Was The Case.

Après avoir collaboré à Dogg Food, premier effort de ses protégés Daz Dillinger et Kurupt du Dogg Pound, en 1996, Snoop apparait sur All Eyez On Me de la nouvelle signature de Death Row, 2Pac. C'est l'apogée du Gangsta Rap à la sauce West Coast. Quelques mois plus tard, 2Pac est assassiné à Las Vegas et le boss du label, Suge Knight, est incarcéré. Dr. Dre, qui sentait le navire couler, avait déjà quitté le label pour fonder Aftermath Records. Snoop Doggy Dogg, qui change alors son nom pour devenir simplement Snoop Dogg, se retrouve seul aux manettes pour la sortie de son deuxième disque.

The Doggfather arrive dans les bacs en novembre 1996. L'album, dédié à son ami 2Pac, ne marche pas aussi bien que son prédécesseur. Les rapports de force ont changé. Le pouvoir commercial de la West Coast disparaît au profit du rap de New York et de la Nouvelle-Orléans. Snoop, fatigué des scandales qui entourent Death Row, quitte le label pour rejoindre l'écurie No Limit de Master P.

Son passage à la Nouvelle-Orléans donnera trois albums : Da Game Is To Be Sold, Not To Be Told en 1998, No Limit Top Dogg en 1999 et Tha Last Meal en 2000. Malgré des courtes retrouvailles avec Dr. Dre, les disques sont inégaux. Le flow et l'attitude de Snoop ne collent pas souvent avec les productions particulières de No Limit. Malgré tout, la popularité du rappeur ne faiblit pas. Grâce notamment à des featurings (Chronic 2001 de Dr. Dre, Keith Sweat et avec son crew de Long Beach, The Eastsidaz) des rôles au cinéma (I Got the Hook Up, Half Baked, Hot Boyz, Urban Menace) et à des évènements moins habituels pour un rappeur, comme son apparition au festival de rock Lollapalooza en 1997.

Snoop s'est même aventuré dans l'industrie du porno avec un premier film, Snoop Dogg's Doggystyle, en partenariat avec le magazine Hustler. Grâce au succès du film, il fondera sa propre compagnie, Snoopadelic Films. Car Snoop n'est plus seulement un rappeur. C'est un véritable businessman. Son label, Doggystyle Records, fondé en 2001, collectionne très tôt les disques de platine, grâce aux deux disques des Eatsidaz et à la compil Doggy Style Allstars: Welcome to tha House, Vol. 1.

En 2002, après avoir annoncé qu'il arrêtait les drogues et l'alcool pour son fils, Snoop Dogg revient dans les bacs avec Paid Tha Cost to Be da Bo$$, son premier disque sur Doggystyle Records. Il s'éloigne de l'ambiance gangsta de ses débuts en faisant appel à des producteurs qui réinventent totalement le concept Snoop Dogg. The Neptunes, Just Blaze et DJ Premier se font un plaisir de fournir des instrus pour que le Roi de la West Coast et ses invités, parmi lesquels on compte l'inévitable Nate Dogg, Warren G, Jay-Z, Redman et Goldie Loc des Eastsidaz, puissent se lâcher.

Avant de s'atteler à son septième album solo, Snoop reforme le collectif 213 (le numéro de code de Long Beach), avec ses potes d'enfance Nate Dogg et Warren G. Le groupe sort The Hard Way, qui arrive à la 4ème place des charts américains.

Pour R&G (Rhythm & Gangsta) : The Masterpiece, Snoop fait encore appel aux Neptunes. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard s'il signe sur leur label, Star Trak Records. Les sons du duo de Virginie collent parfaitement avec l'attitude de Snoop. R&G produit l'immense Drop It Like It's Hot, avec Pharrell Williams. C'est le premier single de Snoop Dogg à atteindre la première place des charts aux Etats-Unis.

En attendant son prochain disque, The Blue Carpet Treatment, et sa collaboration au très attendu nouvel album de Dr. Dre, Detox, Snoop Dogg reste égal à lui-même, prototype du rappeur/businessman menant la belle vie et plus que jamais au top.



"Snoop Doggy, Do-owww-ohhhh-oggg"


Le grand Snoop Dogg débarque enfin avec Tha Blue Carpet Treatment, son huitième album. Un nouvel opus qui mélange du gangsta rap (retour aux sources) et de la funk. Le vétéran du rap a su, une fois de plus s'entourer, avec la présence de producteurs tels que The Neptunes, Mr Porter, Timbaland, Rick Rock et bien sur, Dr Dre, avec qui il n'avait pas travaillé depuis The Wash en 2001.



C'est avec George Clinton que Blue Carpet Treatment commence, sur le morceau « Intrology », puis vient le tour du rappeur sur « Think About It », morceau très soul et doux qui prend tout de suite forme avec un flow alangui mais fiévreux qui lui est propre.



On retrouve ensuite le Snoop de toujours avec le titre très r&b « Crazy » en featuring avec son complice de longue date, Nate Dogg.



Le morceau qui suit, « Vato », en featuring avec B Real, avec une prod signé par The Neptune, dépeint les tensions entre les populations hispaniques et afro-américaines. Des histoires de gangs que Snoop relate encore dans « Gang Bangin 101 » aux côtés de The Game et dans « 10 Lil Crips », sur des instrus, bien sur, très « Gangsta ».



Toujours en vrai gangster du rap, la misogynie, thème que le rappeur aborde régulièrement, est au rendez-vous sur cet album. On peut l'entendre notamment sur les titres « A Bitch I Knew » et « Wich One Of You ».



Concernant les featurings, Snoop Dogg n'a pas lésiné, on retrouve une liste impressionnante d'invités.
Warzone et Kurupt sont sur « Don't Stop », E-40, MC Eiht, les Dogg Pound et Goldie Loc se retrouvent, à l'ancienne sur « Candy », une production de Rick Rock et Ice Cube s'installe sur le morceau « L.A.X ».



Avec élégance, Raul Midon et Latoiya Williams font les ch½urs sur « Like This », pendant que R Kelly donne de la voix sur l'entrainant « That's That » et que Jamie Foxx pose aux côtés de Snoop sur « Psst ».




Akon assure deux featurings, sur le refrain de « Boss' Life », produit par Dr. Dre, avec une mélodie à base de piano et « I Wanna Fuck You » que l'artiste produit lui-même.



Dr. Dre réalise par ailleurs deux autres titres, « Round Here », sur un air qui n'est pas sans rappeller celui de « Stan » d'Eminem, et « Imagine » sur lequel il pose en featuring avec Snoop et D'Angelo, le temps de se demander comment pourrait être le monde sans hip hop.




Timbaland, encore une fois remarquable, mélange habilement piano et reggae version Damian Marley sur « Get A Light ».





On finit sur « Conversation With God » en featuring avec Stevie Wonder, sur un beat funky. Un vrai bonheur pour les oreilles d'entendre le parfait mélange du rap et de la soul music.



En 15 ans de carrière et 8 albums, il faut bien avouer que Snoop Dogg ne s'est pas souvent trompé. Tha Blue Carpet Treatment est à l'image de l'artiste, varié et parfois osé.

Snoop en prison ? :

Snoop Dogg est officiellement poursuivit pour possession de drogue et d'arme par les procureurs du Comté de Los Angeles. Le 26 octobre dernier, il avait été arrêté en possession de marijuana à l'aéroport Bob Hope, mais avait payé une amende de 35 000 $ pour rester libre. Dans ses recherches, la police a trouvé un pistolet chez le rappeur. Aujourd'hui, Snoop risque jusqu'à 4 ans de prison


Snoop : La prison évitée :

A l'issue de son procès, Snoop Dogg a été condamné à 3 ans de prison avec sursis et à 5 ans de mise à l'épreuve. Il avait plaidé coupable de possession de drogues et possession illégale d'arme à feu devant la Cour de Los Angeles. Le tribunal a rajouté à cette condamnation une peine de 800 heures de travaux d'intérêt général. Rappelons que Snoop risquait jusqu'à 4 ans de prison ferme.


Snoop vend sa maison :

Snoop, qui vient d'écoper de 800 heures de travaux d'intérêt général, a décidé de mettre sa maison de Californie en vente. Après l'avoir présenté à l'émission Crubs, sur MTV, Snoop met en vente une villa de 8 chambres, 5 salles de bains, avec un parc, studio d'enregistrement, spa, piscine, terrains de basket et de tennis...Si ça tu es intéressé, c'est 2 millions de dollars.


Snoop dans un film d'horreur :

Snoop Dogg va jouer dans Hood Of Horror, un film d'animation d'horreur film réalisé par Stacy Title. Pour le moment, on ne connait pas la date de sortie mais, déjà on sait que le rappeur produira le film.

Mike Jones, nouvel album :

Le nouvel album de Mike Jones, American Dream, qui devait sortir le 8 mai dernier, sortira finalement, le 10 juillet. Il s'agira du 2nd opus du rappeur après Who is Mike Jones ?, sorti en 2004. Le 1er single extrait de l'album, My 64 avec Snoop Dogg, tourne déjà sur les radios aux Etats-Unis.



Pour cette future sortie, Mike Jones organise une autopromotion originale. En effet, le natif de Houston, a mis à disposition un mail (AskMikeJones@gmail.com) où ses fans peuvent lui poser des questions. Jones, a promis de répondre à tous les e-mails, alors si tu veux plus d'informations sur son album, tu sais où t'adresser.



20 Dollars To My Name :

Damn a nigga only got 20 dollars shit
Check this out

Snoop Dogg
Nigga 20 dollars to my name
Deep in this dice game
I dust off my knees
I fucked off two g's
Nothing left to do, but buy some shells for my glock
Why? so I can rob every known dope spot
I'm having hard times, grit, and grind
Shit I'm tyring to get mine
Ain't nothing to lose plus I'm living on the frontline
It's a cold twist the way that shit goes
Gotta keep your hands on some motherfuckin' fetty yo
And keep a down bitch for when your money run out
And get you gun out
And shoot'em up till they come out
I'm blowing in the wind
It feels good my friend
Silkk brought the Gin & Juice and my nigga chipped in
I'm amongst killers with a dub in my pocket loc
A drug dealer at the same time i love to smoke
But if I wasn't in this rap game
Would a nigga Snoop Dogg have 20 dollars to his name

[Refrain] :
Now 20 dollars to my name in this game of drugs
And the only thing we now is gan bangers and thugs
If my yale don't sell how shall we proceed
Because we can't slang the urb, cause we smoke too much weed repeat

Fiend
I got 19 dollars and 50 cents up in my pocket with what?
With this automatic rocket
Gotta have it to pop it,unlock it, and take me up a hostage
Let'em now this itch of my finger is worser than jock itch
Extended glock clips allow me to cop chips
Erasing cops tips and sisters that pop lip, stop this
Cold blooded killing for ??? this
Soda couldn't rock this
chop a shelf when i drop this
My ??? can't chop this
The hunger that I hold
Setting here wondering should I take it from his soul
See this here with a hole
Allowed that silencer to blow
And took motherfuckin' lives for less than twenty before

Soulja Slim
Now with this last 20 dollars I might buy me some douja
Because that weed from Magnolia still have a nigga sober
I seen my nigga nigga from way way back
Me and him used to jack and rock a rental cadillac
He sees my nick, he sees my grill, he says I'm flossin
He sees my wrist, he says damn nigga you flossin
And I'm bossin, and tossin'em up at the same time
So if you thinking about with me it'll be your death in ???
And why put your life in danger over 20 dollars, that's all I got
And my weed habit is so close to smoking powder it ain't worth being
shot

[Refrain]

Silkk the Shocker
Now look, I'm fresh up out of jail it feels goo to be on the outside
I had 120 dollars, but i spent a 100 on my ride
Now the only thing I got left is 20 dollars to my name
Nigga want front me some motherfuckin' caine
I told him weed charge it 2 the game
Nigga now now I gotta be on some murder one shit
Some slum shit
Some out the projects dumb shit
some weed and blunt shit
Some I don't give a fuck shit, where it from shit
Some penitentiary solitary confinement never see no motherfuckin' sun
shit
Now I got 20 dollars to my motherfuckin' name, and I gotta get more
So I tell nigga hit the floor I'm about to pull a motherfuckin' kick
door
Now whether it's rapping, or jacking, kidnapping, or gun totting
Y'all call me down??? do get scared I ain't flipped till my guns smoking
It be a hustle just to eat
And it be hard on these streets
Gotta get my hustle on
Got 20 dollars y'all now that shit don't last long picture this


album Doggystyle :


Date de sortie: Novembre 1993
Label: Death Row


Si on veut parler d'une grande époque du rap, retransportez-vous vers l'année 93. L'ex NWA Dr Dre et Suge Knight créaient le label Death Row, le tracteur qui rasa la Eastcoast jusque 1996. Mais bien avant cela, petit prologue : Ice T engendra les prémices d'un rap 'gangsta', dont le docteur et ses Niggaz Wit Attitude avaient enfoncé le clou avec 'Straight Outta Compton'. Andre Young de son prénom avait par la suite découvert le talent d'un jeune dealer filiforme au flow laid back et accrocheur, autant que son sobriquet, Snoop Doggy Dogg. Faisant sa première apparition sur la bande originale de 'Deep Cover' (1991), il fut l'invité de prestige sur le grand classique 'The Chronic' (1992), avec des tubes inoubliables comme Let Me Ride, Ain't Nuthin But A G Thang,... Le G Funk, diminutif de “gangsta funk”, est né, début de l'épopée Westcoast et d'un nouveau genre. Une signature un an plus tard sur le sulfureux label à la chaise électrique rouge sang, Snoop, en plein procès pour complicité de meurtre, lâche son premier album dirigé par son mentor Dr Dre, le très controversé 'Doggystyle' (traduisez 'levrette'). Un chef d'½uvre qui ne prenait pas de front mais tout le monde par derrière...

Beaucoup de qualificatifs et autres superlatifs sont nécessaires pour attribuer un juste titre honorifique à cet album absolument indispensable. Un pur concentré de lyrics crus et directs, misogynes à souhait, gangsta hardcore et jouissif, le tout véhiculé par un flow lascif et calme, unique et inimitable. Dr Dre est aux commandes, reprenant des lignes de basses ronflantes et puissantes mêlés à des samples de classiques P Funk californien, de Roger Troutman à Boosty Collins en passant par George Clinton & The Parliament. La recette chauffée au soleil de Los Angeles a enfanté un résultat sans précédents, à l'impact inégalé dans le monde du rap. On estime d'ailleurs les ventes de Doggystyle à environ 5 millions d'exemplaires dans le monde, sans compter tous les best of post-Death Row douteux et rébarbatifs. Un succès non seulement d° aux nombreuses qualités de cet opus mais surtout à la force du duo Snoop & Dre, et en la personne charismatique de Snoop Doggy Dogg lui-mÍme. Mais la révolution était en marche, le monde venait de connaître l'apologie d'un monde sans pitié où s'imposaient la touche gangsta (sur)réaliste et les bitches à la pelle dans les clips. D'ailleurs depuis, rien n'a vraiment changé dans le milieu du rap ricain...

Combien d'entre nous ont eu leurs premiers émois rapologiques cet été 93, où "What's My Name" a débarqué sur nos ondes françaises. Rien que d'y penser d'ailleurs, c'est le genre morceau que l'on écouterait volontiers dans une Cadillac coupé à suspensions hydropneumatiques et autres chromes flamboyants, avec quelques filles sur la banquette arrière... Bref, la puissance de ce tube est toujours intacte et la nostalgie nous prend à chaque écoute... Le deuxième single "Gin & Juice" inaugurait les premières 'gangsta party' bien arrosées en compagnies de femelles peu farouches. C'était aussi l'occasion de nous présenter le crooner à la voix d'or, Nate Dogg. Warren G, le demi-frère, avec Nate et Snoop ont formé leur premier véritable trio discographique, les 213, sur "Ain't No Fun". Et le thème du morceau est clair : c'est le mode d'emploi pour essayer de tremper sa nouille “it ain't no fun/if my homies have none” chante les chiens sur le refrain... Une autre chanson d'anthologie est bien sûr le très laid back et funky "Doggy Dogg World", où figurent en bonne place les Dogg Pound, alias Dat Nigga Daz et Kurupt, faisant leurs premières véritables apparitions.

Mais pour pouvoir vraiment écraser la Eastcoast une bonne fois pour toute, la conquÍte totale était nécessaire. Snoop Dogg et son 'Doggy' avait repris pour l'occasion quelques vers de Slick Rick pour reprendre le légendaire "Lodi Dodi". Ou d'une autre manière, faire preuve d'un réalisme hardcore à faire p‚lir des Rakim ou Kool G Rap ("Gz & Hustlaz"). A noter aussi que son premier album fut aussi le plus court, mais restera à jamais son plus grand classique, car il a marqué à tous jamais les esprits de n'importe quels auditeurs : trips de gamins ou vendetta urbaine, tout le monde s'y retrouvait. Avec 'The Chronic', la Westcoast est devenue indéniablement et définitivement incontournable dans le paysage musical mondial, en le prenant à quatre pattes... Epilogue : juste après la mort de 2Pac et la défection de Dr Dre est sorti 'Tha Doggfather', son 2e et dernier album chez Death Row. En fuite chez Master P, ce n'est qu'avec No Limit Top Dogg que Snoop Dogg s'est rallié avec Dr Dre, soit 6 ans plus tard. Histoire à suivre



album Tha Last Meal :


Date de sortie: Décembre 2000
Label: Priority

Recette de Dr Dre et Snoop Dogg

Ingrédients :
- Des os, des biatches et de la weed ;
- Des bons producteurs : Dre, Timbaland, Meech Wells, Scott Storch, Swizz Beatz, Soopafly, etc...
- Des featurings de Tha Eastsidaz, Ice Cube, Kokane, Nate Dogg, Master P, Bad Azz, Eve, etc...
- De la sauce Gangsta,
- Des épices Westcoast,
- Une pochette rappellant Doggystyle,

Préparation :
- Faire préparer 3 productions de Dr Dre ("Hennessey'n Buddah", "True Lies" et "Lay Low") à chaud pour donner un caractère explosif, puis laisser son protégé Scott Storch donner une pointe gangsta soul ("Stacey Adams").
- Ensuite 1 morceau eastcoast avec Swizz Beatz et Eve ("Ready 2 Ryde") et un sudiste peu digeste avec Master P ("Back Up Off Me").
- Mettre au point une suite à 'What's My Name' avec Timbaland sur l'éponyme "Snoop Dogg", puis machiner une bombe bounce avec Ice Cube au refrain ("Set It Off") ;
- Élever le niveau de Snoop pour lui faire son meilleur rap ("Issues") ;
- Faire un morceau typique du style DPGC avec Soopafly ("Leave Me Alone") ;
- Reprendre un sample de classique de George Clinton ("I Can't Swim") ;
- Penser aux salopes ("Pump Yo Breaks") ;
- Rapper un texte final pour ceux qui sont partis, sans oublier 2Pac ("Y'all Gone Miss Me") ;
- Dispatcher les featurings sur la petite vingtaine de morceaux préparés;
- Mettre du Kokane sur la moitié de l'album;
- Saupoudrer d'épices Westcoast et balancer la sauce Gangstat;
- Laisser le tout entre les mains du Dr Dre puis mettre en boîte par le tank No Limit pour la 3e et dernière fois.

Temps de cuisson : un peu moins de 80min.

Après sa fuite de DeathRow juste après Tha DoggFather, Snoop Doggy Dogg demande l'asile à Master P, perd son 'doggy', et fera sortir deux de ses moins bons albums : Tha Game Is To Be Told Not To Be Sold et Top Dogg, signant les retrouvailles avec son mentor Dr Dre. Tha Last Meal est le meilleur album de Snoop Dogg depuis son classique Doggystyle et son dernier album chez No Limit Records. Régalez-vous !



album Paid Tha Cost To Be Da Bo$$ :


Paie ta gamelle !

Snoop Dogg a quitté No Limit, le label de Master P et sort son premier album à son propre compte sur Doggystyle Records. Comme le dit le titre de l'album, il en a payé le prix, bavé même. Et cette fois il se débrouille de nouveau seul, même sans l'apport de Dr Dre (!). Snoop est devenu un 'boss' et ne partage plus ses vieux os. 'Paid Tha Cost' marque aussi la tournure vers un Snoop plus 'pimp' que 'gangsta', et une ambiance sonore inédite.

C'est donc dans une ambiance mafieuse que commence l'album avec une sorte de double intro "Don Doggy"/"Da Boss Would Like To See You". Snoop s'essaie dans une revisite de son style et renoue avec ses premiers amours : le funk, comme l'attestent "Stoplight", "Hourglass" et "Paper'd Up". On reste cependant bien loin du G Funk originel, puisque ces morceaux sont déroutés par une certaine maturité. La trentaine est un âge de raison, et Snoop Dogg tente tant bien que mal une patte sonore plus personnelle. Il faut prendre des risques dans la vie.

Ses nouveaux copains The Neptunes signent les deux hits dont "From Da Chuuch To Da Palace" et le tube de l'été 2003, "Beautiful". Cette collaboration marque aussi un tournant dans la carrière de Snoop, l'éloignant une fois de plus de ce quoi les fans rêvent depuis des années et dont on avait espoir depuis 'Tha Last Meal', c'est à dire un 2e 'Doggystyle'.

D'autres bons morceaux s'ajoutent à la liste : "Lollipop" (feat Jay-Z) produit par Just Blaze, "From LB 2 Brick City" (avec ses comparses du 213 et Redman, produite par FredWreck) et "The One & Only", à l'aise sur un beat de DJ Premier! A ce niveau d'écoute, on remarque implicitement une baisse d'implication dans le style californien pour préférer se tester sur des productions variées et osées.

Mais le chien s'est un peu ramolli sur "I Believe In You" (avec la sublime Latoya Williams), "Ballin" et l'endormant "Boss Playa". Le tiercé "Suited'N Booted"/"You Got What I Want"/"Batman & Robin" est assez indigeste. On évite "Wasn't Your Fault" pour passer sur "I Miss That Bitch" pour son ambiance nocturne.

Reste au final l'excellent "Pimp Slapp'd", aux lyrics furieux, dirigés envers Suge Knight.

'Paid Tha Cost To Be Da Bo$$' est peut être l'album de l'indépendance mais l'absence de la touche de Dr Dre est marquante. Question substantielle : que viens faire l'immonde bouse avec Jamel en dernière plage?



album R&G (Rhythm & Gangsta) : The Masterpiece :


Retro

Ce 7e album du chien de Long Beach, c'est du R&G. R&B Westcoast? Gangsta soul? G Funk moderne? Non, c'est du Rhythm & Gangsta. Ce n'est pas non plus un album de l'acabit de 'Doggystyle' ou 'Tha Last Meal' mais un essai tout différent de ce qu'il a faut jusque maintenant. Des craintes persistaient aussi depuis 'Paid Tha Cost' où Snoop Dogg avait pris une tournure moins gangsta au sens propre, évoluant vers un style plus pimpisé. C'est l'heure de faire les comptes aussi...

'R&G' est co-produit en partie par le duo de hitmakers The Neptunes. Déjà des dents qui grincent... mais rarement Snoop a connu un succès mainstream outre-Atlantique aussi important grâce à son single "Drop It Like It's Hot" feat Pharell. Le beat est assez expérimental : des claquements de langue, un bruit de fond de bombe de peinture, un coup de synthé pile poil au bon moment et des basses qui vont descrescendo au refrain. Snoop n'avait plus qu'à poser son flow posé et calme sur le morceau pour en faire tube. Les Neptunes produisent aussi d'autres bons morceaux fresh et assez variés: le fumeux "Pass It Pass It" alias "It Blows My Mind pt 2" (CF 'The Clones') et "Perfect" en compagnie de Charlie Wilson (des Gap Band), la suite logique de "Beautiful". Si Snoop devait rejouer la carte du tube de l'été estampillé Star Trak, nul doute que le choix se fera entre "Signs", avec Justin Timberlake sur un son funk ultra-moderne, et "Let's Get Blown" bien laid-back avec son refrain chanté.

Une autre collaboration est à souligner sur ce disque, celle avec Soopafly : en feat sur le très pimp "Can U Control Ya Hoe" et à la production sur "The Bidness", le meilleur morceau westcoast du disque avec ses vieux synthés G Funk. 'R&G' est l'occasion pour Snoop Dogg de prouver sa maturité en rendant hommage avec des chansons typés funk assez retro comme "Promise I" (produite par Denaun Porter), "Fresh Pair Of Panties" ou encore son duo (pas très bien) chanté avec Bootsy Collins. Dans le rayon South, on piochera dans le porno sur "Step Yo Game Up" avec Lil Jon, donc une affaire de goût... Snoop règle aussi ses comptes sur "Oh No" feat 50 Cent et s'explique sur l'embrouille avec les Eastsidaz sur "Ups & Down". Petite parenthèse pour dire qu'Alchemist signe l'introduction. Passons le feat de Nelly pour...
"Hey fake ass gangsta, c'est Tray Deee ton ex homie! Tu me dois 1 million de $ nigga! Fout plus tes pattes sur Long Beach sinon on va te faire la peau bitch nigga! L.A. gots no love for ya! Your music is bullshit!"


Vous pensiez tous que Snoop Dogg allait refaire du vieux G Funk? Il déteind sur vous? Vous voulez du Dr Dre, du Fredwreck ou autres? Vous n'aimez pas la voix de tapette de Pharrell Williams? Vous pensez sincèrement qu'il a pris une sale tournure? qu'il n'est plus Westcoast?

Bon, si c'est ça... sortez vos guns et on va écourter le commentaire ici



album Welcome To Tha Chuuch : Da Album :


Après une série de mixtapes du même nom, le Bigg Snoop Dogg nous présente ce qui en résulte à savoir: 'Welcome To Tha Chuuch - Da Album' (DoggyStyle Records/ Barclay). Ne vous y méprenez pas, ce n'est en aucun cas un album solo de Snoop Dogg, ni un best-of de ses tapes et encore moins seulement un album rap à proprement parler, il s'agit plutôt d'une compilation de morceaux interprêté par sa clique du DPGC et de son label Doggystyle Records.

Un univers musical mélangeant Hip Hop, smooth RnB et des sons funky west coast, où l'on y découvre des nouveaux artistes tel que le groupe 9 Inch Dix (alias 'les b*tes de 20cm') sur l'énergique et funk "Just The Way You Like It" produite par Sooplafly. Le posé "Smokin' All My Bud" (qui devait être sur 'R&G' à l'origine), titre reflétant bien l'ambiance qui s'en dégage, nous dilaterait presque les pupilles. Enfin bref,... revenons à nos chiens. Dans le même registre, James et J.Black nous délivrent respectivement en solo le son velour de "Remember Me" et le nostalgique "Sunshine".

Dès le début du disque, "Sisters N Brothers" donne le ton de l'album, à savoir un esprit de paix, de pardon, de réunification, chose assez explicite sur la pochette où Snoop Dogg semble prêcher la bonne parole. Autant dire que cette compilation est le fruit de la fameuse Westcoast Conference que Snoop a présidé l'an dernier. Justement il en est question de réunification ici puisque cet album marque avant tout le retour du DPGC. On peut justement entendre RBX, Lady Of Rage sur "Notorious DPG" mais surtout Daz Dillinger, Kurupt, Snoop Dogg épaulés de Nate Dogg, autrement dit la dream team sur un même morceau, qui de plus est la tuerie qui sort du lot. Le touchant "Real Soon", avec une pensée pour Stanley 'Tookie' William , produit par Battlecat est une petite claque musicale, samplant au passage le crooner de Philadephie Harold Melvin et son tube "Hope That We Can Be Together Soon".

On prend les mêmes hormis Nate Dogg et on recommence sur "We West Coast", qui détermine définitivement le retour en force du trio gagnant. Aux manettes de ces 13 productions on retrouve donc Battlecat, mais aussi Josef, Jelly Roll, Terrace Martin (qui avait notamment produit "Joystick" des 213), mais également Soopafly, Larance, LT Hutton, ou encore Shon Lawon. Une autre personne attire particulièrement notre attention, il s'agit de Tiffany Foxx qui ne vous laissera pas indifférente avec ses club bangers que sont "Shake That S***" ou "Can't Find My Panties" mais qui aux vues de l'album, semble gacher l'ambiance musicale.

Après son 'R&G', Snoop Dogg n'a pas mis longtemps à retourner en studio avec ce disque, qui plaira sans nul doute à un large public, et le chien de Long Beach n'est pas prêt de prendre sa retraite. Car que se soit sur un plateau de cinéma (dernièrement avec Boss 'N Up) ou ses multiples collaborations vocales, il reste une valeur sûre sans arrêt sollicité, renouvellant projet sur projet et prévoit même de sortir fin 2006 un autre solo provisoirement intitulé 'The Blue Carpet Treatment' ainsi que le très attendu disque des DPGC!



album Tha Blue Carpet Treatment :


Bigg Snoop Dogg le boss a depuis peu entrepris la responsabilité de porte-parole de la côte ouest, un rôle qui lui tient à c½ur depuis la Westcoast Conference de 2005, une rencontre au sommet qui avait pour but de revitaliser les troupes californiennes qui peinaient à se motiver depuis quelques années. Depuis cet événement majeur, les choses semblent s'améliorer puisque Kurupt et Daz ont fait la paix, The Game (parrainé par Dr Dre) est devenu double-platine avec The Documentary et Ice Cube, E-40 sont devenus disques d'or un an après. De son côté, Snoop Dogg a plaidé la cause de Tookie Williams (un des fondateurs du gang des Crips) avec « Real Soon » et « Real Talk », produit Cali Iz Active des Tha Dogg Pound et préparait le très attendu Tha Blue Carpet Treatment (DoggyStyle/Geffen/Barclay), son huitième album.

Ce nouvel opus déterminant de la carrière de Snoop se veut à la fois un retour aux racines du gangsta rap et un hommage au funk californien, à mi-chemin entre Tha DoggFather et Rhythm & Gangsta : The Masterpiece. Sur le papier, cela se traduit par la présence de producteurs tels que The Neptunes, Battlecat, Mr Porter, Fredwreck, Soopafly... ainsi que Timbaland, Rick Rock et par-dessus tout les retrouvailles avec Dr Dre (pour la première fois depuis The Wash en 2001) ! On comprend mieux l'excitation et l'engouement autour de ce disque. Maintenant sans plus attendre, place à l'entrée sur le tapis bleu déroulé par Snoop Dogg. Et c'est George Clinton qui ouvre le bal, le père du P-Funk qui apporte sa bénédiction dès l' « Intrology », laissant ensuite Snoop retrouver sa verve d'antan sur « Think About It ». Bien que l'instru soit soulful et reposant, le chien de Long Beach montre les crocs, retrouvant son flow légendaire, nonchalant et nerveux. Deux premiers tours de piste rassurants, Blue Carpet Treatment commence fort.

Comme promis, le gangsta rap californien est à l'honneur, et c'est d'ailleurs ce qu'évoque l'intitulé et la pochette de l'album : le bleu est la couleur du gang des Crips, auquel appartient Snoop Dogg. Le single « Vato » (prod. Neptunes) recrée artificiellement cette ambiance sous tension des premiers albums de Snoop, ici en traitant des discordances communautaires toujours d'actualité entre chicanos et afro-américains à Los Angeles. À tel point que ce morceau est déjà le centre de polémiques, malgré la présence de B Real (des Cypress Hill) en tant que médiateur. Snoop Dogg remet donc au goût du jour les histoires de gangs, comme sur « 10 Lil Crips » et « Gang Bangin 101 » en compagnie de son dauphin The Game pour une ballade en Cadillac rebondissant sur des basses hydrauliques. Précédé par sa réputation de misogyne, les femmes de petite vertu restent comme à l'accoutumée une des inspirations premières de notre superstar (« A Bitch I Knew » et le 'smooth' « Which One of You »). Les productions sont à la mode et les invités nombreux, passant du côté de Hollywood pour un son THX (« Don't Stop » feat Warzone & Kurupt), dans les quartiers de Compton pour un duo avec Ice Cube (« L.A.X. »), et enfin par la Bay Area pour du son Hyphy avec « Candy » (prod. Rick Rock) featuring les vétérans E-40 et MC Eiht, les Dogg Pound et le revenant Goldie Loc des Tha Eastsidaz !

Pas facile de se défaire de cette image de 'pimp' (maquereau au look funky et kitsch) qui lui colle à la peau depuis qu'il s'est mis à son propre compte, surtout que Blue Carpet Treatment propose un sacré lot de chansons 'R&G', c'est-à-dire du gangsta r&b à la sauce californienne. Mais pas d'inquiétude à avoir, Snoop Dogg ne pousse pas la chansonnette ou ne marmonne pas ses textes comme ce fut le cas sur son précédent album. Ses fans retrouveront confiance grâce au titre avec notre crooner favori Nate Dogg (« Crazy »), ou avec le très classe « Like This » (dont Raul Middon et LaToyia Williams assurent les choeurs). La plateau d'artiste n'en finit pas de s'allonger puisque R Kelly répond présent en figurant sur le second extrait « That's That » (prod. Nottz) et Jamie Foxx bluffe par son imitation de Bilal (« Psst ! »). Akon quant à lui rajoute deux featurings de plus à sa liste innombrable de collaborations, en chantant le refrain de « Boss' Life », sur un beat posé de Dr Dre (reconnaissable par la mélodie pianotée), et « I Wanna Fuck You » qu'il produit.

D'ailleurs parlons-en de cette reformation du duo magique Snoop et Dre, car c'est bien ce qui intéresse tout le monde. Malgré un agenda plus que rempli, le bon docteur a pu consacrer de son temps pour son vieil ami. Outre le superbe « Boss' Life », Dr Dre réalise deux autres chansons. Parmi elles, un « Round Here » mélancolique (dont l'air de guitare sèche rappelle celle de « Stan » d'Eminem) et « Imagine » (prévu à l'origine pour le Big Bang de Busta Rhymes) qui fait déjà office de 'classic track'. Dr Dre et Snoop Dogg y posent un regard lucide et intéressant sur comment serait le monde sans Hip Hop, le très rare D'Angelo faisant grâce de chanter le refrain. Résultat, la paire répond amplement à nos attentes. Il ne manque plus que Dre nous livre Detox en 2007 ! N'oublions pas non plus Timbaland, encore une fois remarquable, en osant marier un beat mystique avec du piano et le reggae de Damian Marley (le fils de Bob) sur « Get A Light ». Que dire de la performance de Snoop, qui n'a pas aucun mal à poser ses rimes sur cet exercice de style peu commun.

Tha Blue Carpet Treatment finit comme il a commencé : avec la participation d'un mythe vivant. La conclusion « Conversation With God » (prod. DJ Pooh) fait place au monstre sacré de la soul music, Stevie Wonder, qui rejoue et réinterprète exceptionnellement « Have A Talk With God » (issu de son grand classique Songs in Keys of Life). Honnêtement, Snoop Dogg réussit là un tour de force convaincant en signant son meilleur album depuis Tha Last Meal, ce qui lui permet de conforter sa véritable place au sein du gansta rap : celle de patron de la côte ouest (un titre qui peut contraster avec celui du mec le plus cool de la planète). Avec Doctor's Advocate de The Game, l'automne/hiver sera à l'heure californienne jusque l'été 2007. La Westcoast prépare-t-elle un nouveau règne ?



album No Limit Top Dogg :


Snoop quittant Death Row, tout le monde ne s'y attendait pas. La surprise prit d'autant plus d'ampleur quand le Chien de LBC s'en alla poser ses valises du côté de New Orleans et de l'écurie No Limit Records. Auteur d'un premier album pas forcément marquant dans les rangs de Master P (Tha Game Is to Sold, Not to Be Told), Snoop Doggy Dogg (moins 'Doggy' depuis sa rupture avec Suge Knight...), décida de remettre le couvert en affirmant, au passage, son affiliation avec la troupe des frères Miller en se proclamant No Limit Top Dogg.

Changement de label, mais pas forcément de partenaires pour un Snoop Dogg qui retrouve les bons soins de Dr. Dre. Issus de cette collaboration de toujours (ou presque), quelques tubes viennent d'office affirmer que le Doggfather n'est jamais aussi percutant que lorsque Dre l'approvisionne en beats de choix. Calibré pour Snoop et pour le succès, « Buck'em » convie Sticky Fingaz (du groupe Onyx) pour une entrée en trombe dans cet album. Plus loin dans la tracklist « Just Dippin' » confirme la pertinence de la présence du Doctor alors que le fameux « B**** Please » s'impose comme une bombe immédiate, tout en introduisant la sensation du moment, Xzibit. Il serait pourtant parfaitement erroné d'attribuer le succès de ce Top Dogg à la seule maestria d'un Dre retrouvé. En effet, autant que la bonne forme d'un Snoop Dogg visiblement bien installé auprès de ses nouveaux acolytes, le mérite revient à une pléiade de producteurs inspirés (qui donnent le change à des invités de renom). Le terrible Ant Banks sur le très west « Snoopafella », Meech Wells au top sur « Gangsta Ride » (ft. Silkk The Shocker), Raphael Saadiq pour une collaboration surprenante (« Somethin' bout yo bidness »), le retour en grâce de DJ Quik avec les hits « Buss n'Rocks » (qui sample le célèbre « Black Hole Theme » de G.Clinton), ou encore le très bon « Don't Tell » et ses allures de réunion familiale autour de Snoop, Warren G, Mauseburg et Nate Dogg, sont autant d'ententes fructueuses et forcément payantes artistiquement.

Ponctuée de titres efficaces, la tracklist de ce No Limit Top Dogg ne manque ni de surprises, ni de bons moments. Preuve d'un lien toujours fort avec ses racines et ses compères de toujours, ce nouvel album démontre avant tout une liberté artistique totale accordée par le Don Master P à son protégé le plus récent. Ne manquant pas de connivence avec les No Limit Soldiers (le titre « Ghetto Symphony » réunit les fleurons sudistes Mia X, Fiend, C-Murder, Silkk et Mystikal en plus du californien Goldie Loc), Snoop Dogg renoue d'abord avec les racines de sa musique et réaffirme sa position de leader « exilé » de la West Coast. Dans un esprit aussi fidèle à sa musique qu'à son statut, cet opus marque le véritable départ de la carrière de Snoop sur le label de Master P. D'abord inquiétante pour l'orientation musicale du rappeur de Long Beach, la signature sur No Limit Records ressemble, vue d'ici, à la dernière vraie période West de Snoop, avec Tha Last Meal comme apogée (voire comme chant du cygne...).




Da game is to be sold, Not to be told :


Replaçons le contexte. Tupac et Biggie sont morts. Snoop quitte les embrouilles Death Row et décide de rejoindre une écurie en pleine ascension (ce qu'on ne peut lui reprocher) : No limit records. Pour ceux qui ne le savent pas encore, No limit c'est une machine infernale, caractérisée par son tank doré et son marketing instopable (à l'époque...), qui se devait alors de conquérir cet album. Les soldats du label squattent exclusivement les featurings. C'est l'équipe de « Beat by the Pound » qui prend principalement les commandes. Seul Dj Pooh vient s'incruster le temps d'un « Show me love », ainsi que Soopa Fly accompagné de Daz.

On peut repérer 2 tendances à travers cet album.
Tout d'abord les titres qui s'inscrivent franchement dans le style « dirty south », ou plus précisément celui que le label avait l'habitude de nous concocter. La première partie de l'album en est fortement imprégnée. Si certains morceaux s'en sortent très bien et n'affectent en rien la qualité (« Snoop world »), d'autres peuvent paraître moins judicieux, voir agaçants si écoutés sans modération (« I can't take the heat », ou le trip « Woof ! »). Snoop mériterait même une petite claque pour avoir eu la légère tentation de se cantonner à ses vieux succès (« Gin & Juice II »).

Puis, on retrouve un Snoop plus fidèle à lui-même, lorsque les productions renouent avec un style plus westcoast, aux sonorités de G-funk. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ces titres sont réussis, à l'image du single « Still a G thang », qui réjouira les plus nostalgiques, ou les plus réticents au son No limit. Snoop n'est plus Doggy, il ne change pas pour autant de style, il continue son « gangsta shit » comme il aime l'appeler, tout en arborant fièrement les couleurs de son nouveau label, avec multiples références à ses coéquipiers du moment. Pourtant, c'est un Snoop plus personnel, plus mélancolique que l'on peut découvrir (notamment sur« See ya when I get there »), voir légèrement paranoïaque (« Nigga, Biggie was large, and 2Pac was too real / They had homies with heat on the street and they still got killed / Now how the fuck did that happen? [...]Shit, when you head up out the door, nigga don't forget your fo'-fo'/ Never leave home without it [...]just don't forget it / Cause like I said, when you ain't with it, them niggaz get ignant' » ).

Snoop ne brise pas sa tradition de faire un léger clin d'½il à la old school : « Doggz gonna get ya » reprend en grande partie le « Love's gonna get cha » des Boogie Down Productions, et « DP Gangsta » remplace Ice cube par Snoop et Eazy-E par C-murder pour un remake de « Gangsta Gangsta ». Les choix artistiques n'étaient pas tous pertinents, peut-être dus à des contraintes commerciales, mais l'album n'est pas mauvais pour autant. Master P ne manquera pas de rectifier le tir sur l'album suivant... Da game is to be sold...



album Tha Doggfather :


Trois ans après son premier album Doggystyle, et son succès mondial grâce au cultissime « Who I am ? (What's my name) », Snoop Doggy Dogg est de retour avec son nouvel opus baptisé Tha Doggfather », titre faisant bien évidemment référence à la saga cinématographique « Le Parrain » ( The Godfather en VO). Seulement, les données ne sont plus tout à fait les mêmes qu'à l'époque de son premier solo. En effet, Tupac Shakur aka 2Pac, qui était devenu l'ami de Snoop, meurt quelques semaines avant la sortie de l'album (qui lui sera dédicacé). De plus, Dr Dre a déjà quitté le navire Titanic Death Row quelques temps avant, et Suge Knight est incarcéré, pour violation de liberté conditionnelle. Le tout cette même année 1996. Tous ces événement se répercutent sur la promotion de l'album, réduisant ses ventes finales à deux millions d'exemplaires. Résultat décevant comparé à son premier opus, quadruple platine en moins d'un an.

Pourtant la qualité de l'album, elle, n'en a pas souffert, car même si le docteur et mentor n'est plus présent aux commandes, Dat Nigga Daz, Soopafly, Arkim and Flair, LT Hutton mais surtout DJ Pooh, ne laissent pas le Doggy Dogg dépourvu de bonnes productions, bien au contraire. DJ Pooh, le DJ de Ice Cube, produit les 3/4 de l'album notamment l'entraînant premier single « Snoop's Upside ya Head ». D'autres tracks g-funk à souhait sont toujours signées par la patte du DJ, telles que « Up Jump tha Boogie », « Snoop Bounce », « Doggyland », « You Thought » (où too $hort fait une apparition remarquée), ainsi que le plus gros son de l'album : « 2001 » en feat avec Bad Azz, Kurupt et Threat. Sur DoggFather, Snoop s'essaye même à la production en collaboration avec LT Hutton, en revisitant le célèbre « It's like that » des Run DMC, donnant un résultat plutôt réussi. Malgré le très bon travail de Dj Pooh à la prod, Daz ne fait pas office de figuration car il produit deux bonnes tracks, dont le désormais classique « Groupie » où une belle brochette d'artistes comme Tha Dogg Pound, Nate Dogg, Warren G et Charlie Wilson exposent leur amour pour leur public féminin peu farouche.

L'album s'achève sur une outro en hommage à 2pac, dans lequel figure un extrait d'un live de Snoop, où le public présent reprend avec le chien le couplet du défunt rappeur extrait de « 2 of Amerikaz Most Wanted ». En conclusion, Snoop Doggy Dogg frappe fort avec son deuxième album, qui est, encore aujourd'hui, le meilleur après Doggystyle. En effet, il ne parviendra pas à dépasser son prédécesseur car malgré un bon travail de Snoop et des différents producteurs, il manque des hits capables de s'imposer sur le long terme, comme l'ont été « Who I am ? (What's my name) », « Gin & Juice » ou encore « Murder Was The Case ».

Cet album signe aussi la fin du succès de Death Row, car étant en mauvais termes avec Suge Knight, Snoop Doggy Dogg ainsi que ses acolytes du Dogg Pound finiront par quitter le label pour voler vers d'autres cieux plus sains. Le label rouge amputé de toutes ses stars et géré par un boss qui n'arrive même pas à se gérer lui-même, terminera en chute libre, n'arrivant à renflouer les caisses seulement en sortant d'incalculables best of de ses anciennes gloires passées...



album The Big Squeeze :


Rappeur, acteur, pimp, coach, réunificateur, bref homme d'affaire à tout faire, voilà que Snoop Dogg nous fait part de sa dernière lubie : jouer les producteurs, sous l'alias Niggaracci. Quelques mois à peine après la sortie de son dernier album, sur lequel il avait coréalisé son premier instrumental officiel (« Gangbangin' 101 » feat The Game), Snoop s'est empressé de concrétiser son orientation artistique en sortant une compilation toute neuve, qu'il a quasi exécuté de ses propres mains avec sa SP et Pro Tools. Snoop Dogg presents The Big Squeeze (Doggystyle Records/Koch Records) est par ailleurs l'occasion de présenter ses deux super-groupes néoformés, Western Union (Damani, Soopafly et Bad Lucc) et War Zone (MC Eiht, Goldie Loc et Kam), dont on a déjà pu voir un aperçu sur Tha Blue Carpet Treatment, ainsi que la petite nouvelle, Azuré. Passé ce moment d'incrédulité, entendons voir le résultat.

« Hat 2 tha bacc » avec les Western Union permet de se faire une première idée du style de prod de Niggaracci. Qui est l'exemple ? Certainement pas son mentor Dr Dre, dont il ne possède pas le millième de son talent (cela va sans dire), ni The Neptunes (tant mieux remarquez), encore moins Daz Dillinger (mouais),... On pourrait supposer que Snoop lorgnait par-dessus l'épaule de Soopafly pour apprendre à programmer ses beats. Le pire, c'est que cette impression se confirme par la suite, décrite par un désagréable moment à passer, pendant qu'il fait mumuse avec les basses hydrauliques (« Pop pop bang ! ») avec son ordinateur et son clavier. Niveau de débutant tout au plus. Une tare qui empêche pleinement d'évaluer les prestations des Kurupt, JT The Bigga Figga, Kam, Damani, Goldie Loc, etc...À la limite, « Get your body movin' » (ft. MC Eith, Kam & Uncle Chuck) s'en sort à peu près, mais ça reste faible. Inutile de compter non plus sur l'omniprésence de Snoop Dogg le rappeur, néanmoins moins médiocre que ses prods.

À croire que même David Banner et Soopafly pataugent dans cette soupe fadasse, ce ne sont pas « We came to bang out » (ft. Tha Dogg Pound) et « Can u get away » (ft. Ray J & Goldie Loc) qui vont empêcher le désastre de se produire. The Big Squeeze ne nous laissera qu'en mémoire ce constat désolant : l'alter-ego de Snoop Dogg est un piètre producteur. Une question nous hante : comment être optimiste quant aux futures sorties des Western Union et War Zone dont Niggaracci sera le producteur exécutif ? De quoi avoir du souci à se faire...

# Posté le dimanche 20 mai 2007 16:03

Modifié le samedi 09 juin 2007 05:36

the game

the game
Jayceon Taylor, aka The Game, est né le 27 octobre 1979 à Los Angeles. Balancé entre les foyers et sa famille, The Game grandit dans les quartiers de Compton (Californie, le berceau du "Gangsta rap"). Dès son enfance, le rappeur est plongé dans l'univers de l'argent facile et c'est Big Fase 100, un de ses frères, avec qui il commence à vendre la drogue, qui lui enseigne la survie de la rue.

Le 1er octobre 2001, The Game se fait tirer dessus à 5 reprises par un inconnu. Plongé pendant un jour et demi dans le coma, il revient à lui et reste pendant des heures à écouter les chansons de Jay-Z et Ice Cube. L'inspiration lui vient et il commence à écrire ses premiers textes. C'est ainsi qu'il présente son arrivée dans le rap game, même si son frère contredira par la suite cette affirmation. Untold Story, son 1er opus, est dans les bacs en 2004.

Début 2005, il entre dans la cour des Grands avec The Documentary, pour lequel il travaille avec Dr Dre, natif lui aussi de Compton. Suite à cette première collaboration, il déclare dans la presse, "le meilleur moment que j'ai vécu en tant que rappeur a été la rencontre avec Dre dans son studio en 2002. Il m'a dit qu'il avait écouté une mix tape de mes freestyles et qu'il voulait me signer. J'essayais de paraître cool mais j'étais pétrifié. Cela fait presque 20 ans qu'il est au top".

Epaulé par 50 Cent, Nate Dogg, Kanye West et Just Blaze, The Game balance des titres comme Like Father, Like Son, Church for Thugs, Dreams, How we do ou encore Hate it or Love it.

Alors âgé de 24 ans, The Game critique ce qui se passe dans le monde du hip-hop : "Je ne cible le business de personne en particulier mais je ne peux pas m'identifier à ce qui se passe dans le hip-hop aujourd'hui. Nous avons presque laissé le rap mourir jusqu'à ce que la grande sensation Blanche (Eminem) apparaisse et sauve le hip-hop. Depuis, Fifty a sonné le réveil du Gangsta rap. Je sens que c'est mon tour maintenant et je peux prendre les commandes".

En choisissant le titre The Documentary, The Game ne voulait pas qu'il soit mal interprété. "Je raconte mon histoire. Je suis là juste pour me faire plaisir. Je ne glorifie pas la vie que je menais car je ne la souhaiterais à personne. Je suis juste un être humain qui a grandi dans les 'quartiers' et qui voulaient plus que tout pouvoir en sortir". Mais l'entente du début avec 50 Cent n'est plus la même. Juste après la sortie de The Documentary, un beef entre les 2 rappeurs éclate.

Alors que toutes les hypothèses ont été évoquées pour expliquer le conflit opposant Fifty et son ancien pote Game, c'est du manager de ce dernier que vient l'explication. Jimmy Henchman, le manager de The Game voulait qu'il se démarque du G-Unit pour ne pas être associé au groupe. " Ce beef est de ma faute. Je l'ai causé. Je ne voulais pas que mon artiste connaisse les ventes médiocres de Banks et Buck à cause de son affiliation au G-Unit. Je souhaitais qu'il bénéficie de toute la puissance d'Aftermath, qu'il soit un artiste égal à Fifty ou Em', pas seulement un rappeur du G-Unit".

Aujourd'hui, place à la fierté et à l'optimisme :"J'ai donné tout ce que je pouvais pour cet album, c'est moi. Appréciez-le, car c'est la dernière fois que je vie tout cela. Nous évoluons en tant qu'humain et le prochain album parlera de la vie que je mène maintenant- et en ce moment je me régale".

Pour The Game, qui a aussi plein d'autres projets, la partie vient juste de commencer.
"The Documentary"


interview the game :

Tu veux savoir ce que le rappeur pense de 50 Cent et sa musique ? Viens lire l'interview de The Game.




Planète Rap : Tu as vécu une période agitée entre la sortie de ton premier album et celui-ci, qu'est ce que tu en as appris ?
The Game : J'ai appris que le hip-hop c'est un business et qu'aucun de ces enfoirés qui se prétend ton ami, ne l'est réellement.




Tu n'as aucun pote dans la musique ?
Quasiment aucun, mec. A part les rappeurs qui posent sur le remix de «One Blood». C'est des gars que je connais et avec qui j'ai passé du bon temps, on a fumé, bu ou déliré ensemble. J'ai juste eu à leur passer un coup de fil et ils ont répondu présent. Au moment où on dit que le hip-hop est en en train de crever, j'ai fait un truc inédit. On est 24 à poser sur le morceau : tous les quartiers des Etats-Unis sont représentés.




Ton fils est à nouveau sur la pochette de l'album.
Mon unique motivation et inspiration, c'est mon fils de 3 ans et demi : Harlem Caron Taylor. Quand je le vois sourire, me tendre un jouet, ou sauter sur mon lit c'est tout ce dont j'ai besoin pour me motiver et sortir faire ce que j'ai à faire.




Qu'est-ce que tu as ressenti quand l'album est rentré N°1 ?
Ça m'a fait grave plaisir ! Quand les chiffres sont tombés et que j'ai vu ça, j'ai kiffé. Les gens ont vu : je suis de retour au top.




Dans la version de «One Blood» que tu as enregistrée pour Skyrock tu dis que 50 Cent est gay.
C'est comme ça qu'il est en vrai ! Il y a encore des gens dans quelques pays du monde qui croient que c'est un gangster mais c'est une pédale.



Retrouve la suite de l'interview de The Game dans le nouveau Planète Rap Mag !
Après avoir davantage rempli les pages de la presse musicale pour ses beefs avec 50 Cent que pour ses 16 bars, The Game est revenu avec ce qu'on lui connait de mieux, un opus 100% hip-hop gangsta.

Même s'il n'est plus chez Aftermath, et qu'il sort The Doctor's Advocate sur Geffen, les références au label de Dr Dre ne manquent pas. D'abord dans le titre, qui est directement adressé au docteur du rap, puis aux clins d'½il destinés à toute la West Coast.

C'est donc sans Dre mais avec tout ce qui s'en rapproche que Game a sorti son deuxième opus. Au final c'est un album ficelé et rempli de featurings (10 titres sur 16 sont des collaborations) que livre le rappeur de Compton. Usant avec habilité de samples reggae (One Blood de Junior Reid), de classiques hip-hop (Real Muthaphukkin' G's d'Eazy-E ou Black Steel in the Hour of Chaos de Public Enemy) et de standards funk à l'image d'Hyperbolicsyllabicsesquedalymistic d'Isaac Hayes, Game balance un flow 100% Compton.

Toujours prêt à revendiquer son quartier, The Game y consacre même un titre, dans lequel il raconte sa vie et son passage de l'état de gangster à celui de star du hip-hop. Compton, est d'ailleurs un titre fait en featuring avec Will. I. Am, également originaire de Los Angeles. Si apriori leur collaboration peut paraître surprenante, elle n'en est pas moins réussie.


Comme pour son précédent album, The Documentary, Game balance une chanson un peu plus dancefloor que les autres. Cette fois, c'est avec Nate Dogg, pour Too Much, produit par Scott Storch. L'équipe qui représente le mieux le hip-hop de la West est réunie pour California Vacation justement, avec Snoop Dogg et Xzibit. Sur une prod de Jonathan "J.R" Rottem, le trio parle de son appartenance jusqu'à la mort, à la West, sans concession. Cette revendication revient une fois de plus sur It's Okay (One blood), en duo avec le chanteur de reggae Junior Reid. The Game y parle de son détachement dans le business à Aftermath, de son beef avec Fifty (une des rares fois) et montre qu'il peut s'en sortir seul, sans le maitre Dre, "I'm BIG, I'm Cube, I'm Nas, I'm 'Pac" dit-il simplement pour décrire son envie d'arriver et surtout de rester au top.


The Game a même invité Jamie Foxx pour faire un duo soul sur Around The world et Kanye West pour Wouldn't get far, qui s'inspire largement des productions Motown avec le sample sur le refrain de I'd Find You Anywhere de Creative Source. Cette rencontre du hip-hop intello et du hip-hop gangsta montre bien que toutes les collaborations sont possibles dans ce monde du rap. Pour son titre qui a donné le nom à son album, il a fait appel à Busta Rhymes (qui a rejoint l'écurie Aftermath pour sortir The Big Bang) et à Chauncey Black (également sur le dernier Busta), "Still Aftermath" comme le répète Rhymes.


Pour terminer l'album, The Game a invité Nas sur le titre Why you hate the Game, dans lequel chacun parle de son parcours dans le hip-hop. Entre le King de New-York et le pro-Californien, les points communs se font sentir sur les clashs qu'ils ont eu chacun de leur côté, en rappelant à tous que "Pac regarde et Biggie écoute". C'est Marsha de Floetry qui est sur le refrain à la limite du gospel pour cette chanson de 9'22 !

The Game met fin à toute tension en disant, "He aint Big, and I ain't Pac, and we just eatin off rap. One love".



le 14/05/2007 :

Vendredi dernier, The Game a été arrêté par la police à Los Angeles. Le rappeur a été accusé d'avoir émis des menaces. Une source proche de la police de Los Angeles, a révélé que l'histoire datait de Février. Lors d'un match de basket, The Game aurait sorti une arme et menacé quelqu'un sur le terrain. Le séjour de The Game n'aura duré qu'un jour, puisque que l'artiste a payé samedi, la caution de 50 000$.


le 09/05/2007


Deux ans après son dernier album, Ja Rule sera de retour le 26 Juin 2007 avec The Mirror. Un album qui devrait être dans la lignée des autres opus du rappeur : un savant mélange de rap et de R&B. Le 1er single Free avec Ashley Joi, qui tourne déjà aux Etats-Unis, confirme cette tendance, tout comme la liste des invités : The Game, Mary J.Blige, Rihanna, Nas, Fabolous.



Pour son 7ème album solo, Ja Rule s'est notamment entouré côté production de Cool & Dre, Scott Storch et Timbaland. Cet album sera pour le rappeur, l'occasion de revenir sur le devant de la scène. Le pari est osé, The Mirror sortant le même jour que Curtis, le prochain album de 50 Cent.


le 27/03/2007 :

Young Buck vient de révéler à la presse qu'il avait parlé pour la première fois depuis 2 ans à The Game. Les deux rappeurs se sont retrouvés par hasard au même endroit à Las Vegas. C'est Buck qui a fait le "premier pas" en voyant Game. "50 m'a donné la permission de parler avec lui, parce que lui ne le fera jamais". Buck n'a pas dit le contenu de sa conversation avec The Game, mais, il ne semble pas que l'ère du G Unot soit finie.



300 Bars N Runnin' :

[Intro]
Ma maman m'a emmené à Sam Goody
Je voulais acheter un album de 50 Cent
J'ai ramené ce truc à la maison
Ce truc était pourri putain !
On rigole pas avec Game

J'aime 50 Cent
Il me rappelle Bob l'Eponge
Et Tony Yayo est Blues Clues (petit chien bleu, héros de dessin animé)
Et Lloyd Banks est Dora l'exploratrice
Ce sont mes amis
C'est fou

Je revenais d'un de ces Bodaga(1) comme on peut trouver ici à Harlem
J'mettais pris un bootleg de Lloyd Banks et l'album de Young Buck
J'ai ramené ça à la maison et j'ai mis ça dans le poste
J'pensais que ça allait être un truc genre radio Raheim
Mec, ces trucs ressemblaient à des sons de Vanessa Williams de 1988 !
Je trouve Olivia mignonne mais ils disent que cette garce est un homme
Donc maintenant c'est BlackWallStreet pour la vie !
GGG-UNOT! (= Un gangster tu n'es pas)

[The Game]
300 mesures et je me casse(/et j'en ai fini avec vous)
Accordez-moi 15 minutes de votre attention
Marchez à mes côtés

ça va faire mal, passe-moi la "Doja"(2), un calibre 45 dans l'étui
avec les balles qui vont avec, ces négros ne sont que des soldats de plomb
Oh, ce garçon est encore plus froid que Hova à moins qu'il ne soit sobre
C'est comme si j'étais le président, mais il n'y a pas de prise de pouvoir(3)
Maintenant, je parle vrai, rapprochez vos oreilles un peu plus près
Avant que vous n'appeliez cela un diss et que Hova se mette en colère
Pourquoi ferai-je cela ? Alors que je ne suis que le nouveau gars(dans le rap game)
A qui l'on a enseigné que si un négro se faisait attaquer, il fallait contre-attaquer
Défendant son territoire, ouais, debout sur le sol
C'que j'dis c'est que si tu(Jay Z) prends ta retraire, alors passe-moi la couronne
Nan, laisse Memphis Bleek s'en charger, puis invite le à rapper lors d'un concert au Madison Square(4)
Et observe le public s'endormir
On peut y aller mesure par mesure, je laisserai les rimes leur parler
Que disent-elles ?: Bleek est fini, laisse Chris et Neef prendre le relai
ces mecs là parlent mal, je vais les baffer ces abrutis
Tu pensais quoi ? Qu'ils étaient les seuls négros à rapper à Philadelphie ?
Dans le Roc ils jouent le role des tapettes comme Beanie Mac à Philadelphie
on m'a dit que Curtis Jackson est à Philadelphie
je dois faire demi-tour et retourner à Philadelphie
J'y ai oublié mon pognon, c'est ce que j'ai dit aux flics
Alors ils ne laisseront pas les chiens chercher mon flingue
Et j'peux pas oublier, B.I.G. assassiné par les flics
Même si j'étais prêt à mourrir quand j'ai entendu qu'il s'était fait abattre
Quel beef ? Un beef c'est quand je te defonce sur place
Les labels font signer de nombreux mecs, toujours à la recherche de leur 2Pac
J'ai vendu de la drogue dans le quartier
Donc je ne me sens pas menacé quand Ludacris dit qu'il vient pour être numéro 1
Demande à Fifty, il se sent tout seul là-haut
Que ça te plaise ou pas, maintenant les flics sont les seuls potes qu'il a
Quand il y a beef, nous mangeons, nous gagnons, mais nous ne sommes pas seuls, nous déchirons
Tu vends des albums mais un gangster tu n'es pas !
Tu fais le grand à la radio, mais pour moi tu ne l'es pas
Tu peux demander ça à Monsieur "Vois-qui-est-chaud"
Tony Yayo je parie 10 000$ que ton album va faire un flop
Au volant de cette nouvelle 300 chevaux que tu as acheté
Arrête d'espèrer ma chute, espère plutôt que le saignement s'arrête
Et j'espère que tu t'évanouiras que tu verras les flics
je n'ai pas de mal à afficher mes couleurs, je viens de Cedar Block
Donc mes manieres de gangsta te coupent le souffle
Je suis un gangsta-rappeur balafré, regarde chez ton disquaire
Je suis comme Elvis là-bas, ils n'arrivent pas à croire que tu ais sortie un CD
Maintenant je déménage là-haut chez George et Weezy
J'ai fait une halte là où mon ami Eazy s'est arrêté
J'ai vu la Côte Ouest, mis tout ça dans mon dos
J'ai aspergé tout ça avec Aftermath, puis j'ai fais péter mon flingue
Ça chauffe ici, laissez Lucifer rapper
Ça amène l'enfer aux négros quand Dre produit un morceau
Reglons ça dans les rues, je braque mon 22 long rifle sur ta tête
ensuite appelle les flic et dis leur que le boss est de retour
appelle Jadakiss et dite lui que ce tocard de 50 est de retour
je suis toujours de ton coté peu importe ce qui arrivera
nique Lloyd Banks, il ne s'agit pas de qui sait rapper
mais de la bête que je vais être quand le coup de feu va partir
je sais à quoi tu penses, tu souhaites ma mort, n'est-ce pas?
maintenant t'es parti en te penchant en arriere à cause de Fat joe(allusion à Lean Back de Terror Squad)
t'as tes reservation pour le Paradis, alors c'est parti!
lache les, pour que je puisse faire peter mon flingue
je veux dire, si Dre et moi parlons (??)
tout ce que Nas à dit dans le passé etait qu'il avait(??)
maintenant on celebre ta mort, le clash est plutot stupide mon pote
les négros ouvrent leurs bouches pour dire ce qu'ils vont soit disant me faire
mais fermez-la avant que je fasse peter mon flingue
et vous allez vous precipiter pour voir votre capitaine avec son plan pour me capturer
meme en zonzon, je vais toujours briller(allusion au rappeur Shyne)
j'ai 10 ans de moins que Yayo, j'me sens bien, j'suis tranquille
ensuite je reviens en arriere, je fais peter mes flingues
comment peux-tu lancer(/sortir son album) Olivia alors que tu ne lances que des pièce/(dime= piece de monnaie, mais egalement "meuf super canon" il s'agit d'un jeu de mots, j'espere que vous avez saisi la subtilitée de la rime lol )/
je savais que t'avais changé le jour où tu as commencé à dormir avec ton gillet pare-balles
je n'ai pas besoin de 50 centimes, mes potes passent leurs appels en PCV
0-800-defonce une tapette
il a des ailes G-Unit (5), balance les par dessus le pont du Queens
maintenant ta carriere est terminée, elle est terminée
on est dans Queens Bridge, regardant CNN
T-O-N-Y, c'est le plus gros des suçeur
tu n'est pas le porte parole de New York, ton 16 mesure etait ennuyeux(le couplet de Yayo "Runnin" sur The Documentary)
allez arrete de rapper et retourne en prison
et dis à 50 que tu veux un exemplaire du DVD "Beef 3"
Dans ce DVD je dis toute la verité sur ces négros
vous voulez rapper comme Banks, repetez apres moi :
j'suis un soldat de plomb du G-Unit
dans "Sesame Street"(emission de télé pour enfant ) faisant les voix off
cette salope de négro a besoin d'un dictionnaire de rimes pour ecrire ses textes
tu sonnes comme Oscar le Grouch(personnage de l'emission Sesame Street), avec ses rimes d'enfant de maternelle
on etait dans le studio lorsqu'on m'a signé mon contrat
il etait foncedé et a appellé 50 Cent pour lui emprunter quelques rimes
mais quand t'as besoin de rimes tu frappes à la mauvaise porte
tout ce qu'il(50) va te dire c'est "G-Unit" une fois de plus
ca le rend fou que je veuille pas me meler à ses beefs
tu as eu de la chance avec Ja Rule, pourquoi tu ne t'en prends jamais à Shyne?
il a fait un freestyle depuis la prison(6), il s'agit simplement de faits
il a dit qu'il t'enverra au Paradis retrouver ta mere, et tu n'as pas repondu à ses attaques
ensuite t'as menti à propos de ton père, il n'a jamais tiré sur personne
tel pere tel fils, tu peux demander ça à Busta(allusion au titre "like father like son sur l'album de Game)
depuis le début j'ai su que je ne pourrais jamais faire confiance à ses négros
je les tuerais tous si je pouvais ramener Justo(createur des Mixtape Awards décédé récemment)
L'underground est mien, je le considère comme ma maison
C'est la raison pour laquelle les négros disent mon nom comme Mike Jones (x4)
Et je suis loin de Houston, mais tu peux le faire en chopped & screwed (6)
Fais tout ce qu'il faut pour ça, mais dans le magasin, le son péte
Je leur ai donné 100 mesures, ils ne pensaient pas que je pouvais le faire
Je suis venu avec 200 mesures, cela est plus que de la musique, négro
Même Dre savait cela, que j'suis aussi "hot" (chaud) que l'été
Lui et moi venons du ghetto, 300 mesures et j'en ai fini avec vous
Et je clash avec n'importe quel négro, dis mon nom, putain je tire (des coups de feu)
Tu peux mettre ça sur le dos de la marijuana, si tu veux
Je vais t'exploser sur les mixtape du Drama King, de DJ Mike, ou de Dj Clue(7)
Et regarde ces hits se vendent jusqu'à épuisement comme une paire de Air Jordan
J'ai dit à Dj Funk Master Flex que quand j'aurais attrappé (Dj) Whoo Kid
Nous allons voir s'il sait toujours mixer avec les côtes brisées
"Ne me frappe pas" me demandant ce que j'suis en train d'lui faire
Prend un flingue ou demande au flics de 50 de l'utiliser
Car les Bloods vont te kidnapper
Les Bloods, Bloods vont te kidnapper à cause de cette chaine "Shadyville"(chaine que porte Whoo Kid en permanence)
Ce 380(flingue) retourne les cerveaux quand je tire les coups de feu en dehors de New York, devant des keufs ripoux
ou en pleine journée à L.A
j'ai dis à Em et Dre sue ce négro(DJ Whoo Kid) pirate ma musique, il n'a aucune excuse
Il a enlevé mes couplets de mes propres chansons, pour les mettre ensuite sur ses mixtapes(8)
Alors je l'ai sorti de sa propre maison, mettant mon flingue dans sa gueule
Le lachant au Terror Squad, le laissant hurler à cause des flics.
Car quand tu t'embrouilles avec Jayceon (The Game), tu peux giser dans le lac
Pour se faire du pognon sur le dos d'un négro grace à des CDs et des mixtapes
Demande lui de "scratcher" un disque, tu verras que c'est un mytho(9)
Si 50 Cent était Puffy (P Diddy), tu prendrais tes jambes à ton coup pour lui chercher un tarte au fromage
Retire le Dj de ton nom, Mr "replay"
Pas le "replay"
Je parle que cette machine que le G Unit utilise à chaque fois que 50 Cent, sur scène, chante un truc du genre:
"les salopes kiffent tes sons juste un petit peu
les négros kiffent tes sons juste un petit peu"
Sur mon album 50 Cent m'a aidé juste un petit peu
Juste sur 2 morceaux, maintenat retour aux morceaux qui tuent
Mes chargeurs sont remplis de bananes, je tue un gorille rapidement
Te frappant à ta poitrine, je te vois mourir, yep
Demande à Ecko ( -marque de vétement- ) de lui faire un costume
Demande à Reebock de lui faires des chaussures
Donne lui un bandeau, pour couvrir les trous dans sa tête
C'est un homme mort pour penser qu'il peut traverser Muddy Waters comme Redman
(Lloyd) Banks s'ést évanoui et j'ai laissé le flingue faire "blam" sans S-O-M-M-A-T-I-O-N(/jeu de mot avec le rappeur Methd Man)
Alors le lieutenant doit demander pour ses chaines
Suit mon conseil, ne porte jamais d'Air Max pour (???)
A moins que tu appartiennes aux Bloods, ou au latin King
Car si tu pars avec Aryans(10), tu te ferras botter le cul
Et ton campagnon de cellule est un mec condamné à la prison à vie(avec une periode de sureté de 25 ans)
Ils te poignarderont, puis te violeront à Riker Island(11)
Et la vie suit son cours
Maintenant retour au lâche de tout à l'heure, qui mentait et disait qu'il écrivait mes chansons
Il a dit à Vibe Magazine que Dre allait me lacher sur le tas
il a dit qu'il m'a donné tous ses hits qu'il aurait du garder pour son album
Négro arréte de jouer le dur avant que je me pointe devant toi
Montre nous comment "The Documentary" surclasse "The Massacre"
Fais un geste, je te fusillerai ton cul une dernière fois.
10 coups de feu du Mack 10 jusqu'à ce que le chargeur soit vide, le reste sur le morceau
Big Fase(12) crie à tue tête que c'est assez et qu'il faut laisser le Coroner (13) se foutre de sa gueule
Jette le dans le Makaveli et (?)
Le flingue fume encore, Fase pense que je prend 50 pour cible
met les chiffres 05 dans le sens inverse, on se trouve sur la 14é avenue
Les flics du Hip Hop à ma gauche mais je refuse de les laisser passer
La Dodge (modèle de voiture de sport) a un hemmy, Game leur balance du Remy dessus (marque de cognac)
je zigzague sur les routes comme un taxi new yorkais
Je suis le Mr " Ol King" des taxis new yorkais
Qui est ce faux négro, sur les photos avec les policiers(14)?
Laissant crever de faim son crew, car il n'a pas le "gateau" (métaphore) en entier, négro
Il n'est pas Nas, il n'est pas ( Notorious) B.I.G, il n'est pas Jigga (JayZ)
S'il n'est pas (Ice) Cube ou Pac, alors qui est-il ?
Nous sommes fatigués de t'entendre parler de qui tu as shooté
Je vais encore utiliser 6 mesures pour te dire qui tu n'es pas :
Tu n'es pas 50 Cent(15), il s'en est allé (dans le sens de mourir ) comme un ganster
(Toi) Tu t'es barré avec Vivica , trois mois après "Wanksta"
"Get Rich or Die Tryin" ( "deviens riche ou meurt en ayant essayer"), nous pensions que tu étais "hot"
Maintenant le même négro veux nous faire tripper avec "Candy Shop"
Allez mec ! Qu'est ce qui est arrivé au bandit (que tu etais) ?
Maintenant vous pouvez le trouver en boite de nuit avec Lloyd Banks en train de s'embrasser
Négro t'es devenu fou quand le buzz de The Game a commencé à monter
Alors je m'en branle de me faire des potes maintenant je suis en train de tirer des balles
Olivia a dit que G-Unit est une famille, Game devait s'en aller
Négro je vais gifler cette pute comme si j'étais Jackie-O(16)
Car je ne veux pas être cool, je ne veux pas être toi
Je ne veux pas serrer les mains, ou porter tes chaussures G Unit
Je ne veux pas de toi sur mes refrains, je ne veux pas être dans ton groupe
Je veux juste m'asseoir là et attendre
M'en aller, alors je pourrais rentrer la tête haute au quartier
Nike Airs blanches neuves, et les chaussettes assorties à la bonne taille.
parlez leur du gang Brim(gang de LA crée dans les années 60), s'ils n'ont pas encore compris
une Bentley coupé posé sur des Daytona en or, je fus le premier à faire ça
4 fois platinium(=4 millions d'albums vendu) je suis venu et je l'ai fait
Je suis rentré dans le milieu et j'ai cartoné, ensuite je me suis essuyer le cul avec
Ils ont dit que c'était un cadeau de Dieu, si Dieu le reprend
Alors j'ai construis une maison au sommet du Hip Hop, j'attendrai le jour
Les négros me détestent, ils ne veulent pas que Jayceon ait sa place dans le rap game
Et le D.A (équivalent du procureur de la république en France) attend que Jayceon fasse une erreur
Alors ils peuvent me mettre dans le camion de SWAT(17) et m'enfermer
Donnez moi un job bizarre au pénitencier pour un salaire misérable
Laissez moi sortir, et je pourrais vous conduire jusqu'au chemin des criminels
Vendant de la cocaine, non cela n'est pas un message subliminal de JayZ
L'été est trop chaud, et je veux que l'hiver le reste
Car je suis un négro froid, quand je pose le stylo sur la page
similaire aux balles qui sortent de mon flingue
je les ai retiré pour Dre afin qu'il les transforme en grenades
Pour Just Blaze également, car le mec est talentueux
c'est comme si je fermais mes yeux, et que je me réveillais avec une chaine du Roc (A Fella)
Maintenant retour à la réalité, à mon flingue et mon gilet par balle
Et si les diamands sont éternels, alors je serai Kanye West
jete un coup d'oeil sur ma poitrine, une putain de chaine en diamant
toute la clique a des chaines, une en diamant ne peut pas leur faire de mal
et le flow est chaud comme si t'étais avec Satan
et le seul truc que je fais tourner sont des Dayton(18)
plus je deviens chaud, mieux je les defonce
dès que l'instru est lancé, regarde comment je m'occupe d'eux
je vais au marché de Compton pour me pécho des chaussures All Stars
quand Game est de retour à la maison, ils m'interpellent
car ils ont entendu parler de ce qui s'est passé à DC (19)
entendu parlé de ce qui s'est passé à Hot97 (20), de mon clash avec 50
maintenant dites moi : a t-il une conscience?
je ne pense pas, parce que si c'etait le cas, je ne serais impliqué dans ce truc insensé
je ne serais pas allé à Harlem pour faire cette conférence de presse(21)
j'aurais préféré faire du rock comme Samantha Ronson(artiste rock signé sur Roc A Fella)
50 a chuchoté dans à mon oreille comme si on était toujours pote
on est pas pote, j'ai juste joué la comédie comme Charles Bronson
le troisième doigt levé(un doigt d'honneur), une main sur mon Jonhson
j'ai la police du HipHop(22) sur le dos comme si j'était un danger public
qu'est-il arrivé à la veille école? je pensais que lorsqu'on parlait de rap on parlait de rimes
genre Doug E. Fresh et Dana Day au coin de la rue comme Common(23)
actuellement le rap ne s'identifie plus à Common, mais plutot à de la merde bon marché
le flow est nouveau, je le lache comme du vomi
et je continue à briller comme des diamants
ils m'ont dégagé du G-Unit mais j'ai rebondi comme Rodman
j'ai toujours Aftermath avec moi, j'suis toujours dans la course
j'aurais pu avoir la rage, je ne l'ai pas, je suis supposé arreté ce clash mais je ne le peux pas
parce que je suis dans la quartier, faisant rebondir mon Impala
je conserve un 45 noir sur le long de mon Prada Demin(sac de luxe)
une patrouille de police dans le dos comme si je venais de m'évader de prison
j'ai des visions de billets, j'en lache une poignée hors de mon portefeuille
ensuite je refais le plein comme un gamin avant le "d-cup"(??)
je me fais continuellement du fric, en gardant les pieds sur terre
je suis à la poursuite du throne, regarde mes Air Force noires
j'ai dit "nique The Source" et j'ai pourtant obtenu la couverture du mag'(Game a fait la couv de The Source en Avril)
tu vois ce que je veux dire? si ce n'est pas le cas, tu devras alors me tuer
mais tu ne vas pas le faire, et les enculés comme toi font marche arrière
quand sur deux morceaux je me prend pour B.I.G et 2Pac
quand je reveille les morts, tout le monde se decouvrent la tête(signe de respect lors des hommages)
vous nous manquez tous, puis-je avoir une slave d'applaudissement?
sur cet instru de malade de T-I-P, je te tue dès que possible(ASAP=As Soon As Possible)
ils ne vont pas savoir quel trou se protéger lorsque le coup de feu est tiré
j'ai essayé de t'épargner Young Buck, maintenant il est l'heure de payer
c'est parti : Comment peux tu venir de Cashville alors que tu n'as pas de cash négro
maintenant prononce mon nom et je te défonce négro
t'as fermé ta gueule et je t'ai donné un "pass"(autorisation d'entrer dans un quartier chaud lorsqu'on y vit pas, là il parle de Compton) négro
je vais devoir t'étendre par terre comme le dernier des négros
"Buck, buck, buck" est le bruit que fait mon AK47
ce négro joue avec sa vie, j'aurais peut être du l'envoyer au Paradis
il a essayé de jouer avec Game en racontant des conneries à la radio(24)
prépare ton enterrement quand je me réincarne en Harry O(personnage de serie policière des années 70)
et tu ne veux pas que cela arrive David(prénom de Young Buck), parce que tu tiens à ta vie
ressens ma Vibe, quand la guerre commence il sort des couteaux à couper le beurre(25)
fils de pute je vais te montrer qui est le gangster
tout ce que tu fais ce sont de p'tits larçins
quand Suge t'avais sous la main, t'étais bloqué sur Tha Row
Juvenile t'as laissé pour mort(Buck etait un ancien membre de UTP) et t'es retourné à la Nouvelle Orléans
50 t'as écouté freestyler dans un bus lors de sa tournée et a apprécié ton ptit flow
ensuite t'as remplacé temporairement Yayo
t'es un salope, et t'as du mal à l'accepter
et à Chicago tu t'es fait braquer et voler la chaine G-Unit "tournante"(en faite c'est D-Tay, meilleur pote de Buck, qui s'est fait braquer et voler)
j'ai appellé mon pote Jojo pour la ramener
il avait la chaine dans ses mains, mais tu n'avais les 1000$ prévu
regarde ça, je pensais qu'on était une Unité de G
ensuite tu t'es enfuit pour dire à 50 que j'étais le responsable
demande à C-Muder, le mec n'est pas difficile à trouver
j'ai dit à Monica(la chanteuse rnb petite amie de Buck) que quand je l'attrape, le "gars m'appartient"(reference au tube de Brandy & Monica)
prend un verre de Brandy(du Whisky) et dégage
regarde le faire dans son froc quand j'arrive dans le "Candy Shop"
allez tous vous faire foutre, toi, 50, Banks, Yayo et les flics
et Olivia, je veux dire pour un mec elle est bonne
maintenant je suis à bout de souffle, comme si je venais de faire du "beat box"
il me reste 20 mesures avant de m'en aller, je les lache comme du crack
ne faites pas attention au flow, je sais qu'il est chaud
les "Hurricanes"(nouvelle marque de shoes de Game) seront en vente en Novembre, négro nique Reebocks
je vole comme un oiseau tout en haut d'un arbre
le nouveau Jay Z, le nouveau Biggie, le nouveau Pac, j'ai besoin de 3 sièges
avec un 280, rien ne pourra me faire revenir
je gueule "nique la planète" lorsque je suis dans mon dernier tour, proche de la victoire
rappelle toi, avant il y a eu Joe Budden, il y a eu Memphis Bleek
maintenant je les prend tous, ouai, qui veut se clasher?
maintenant c'est quand vous voulez, qui veut me voir?
dans un cerceuil, le corp abimé, reposant en paix
donc foutez leur la paix, compris?
laissez les reposer en paix(Genre Game a tué Budden, Bleek et le G-Unit...)
de l'ouest à l'est le flow est imbatable, irremplaçable
un homicide lyrical, l'enfer est chaud, je boxe avec Satan
je leur ai sorti le grand jeu, tu ne peux pas les remplacer
si Eazy decide un jour de revenir, je reste Jayceon(nom de Game)
j'suis un roi en préparation, et le throne est là pour être conquis
donc j'ai escaladé la montagne jusqu'au sommet et j'y ai déposé ma mise
j'ai le poids du monde sur les épaule
ni un négro ni une pétasse du quartier ne peut m'empecher de prendre le pouvoir
il s'agit de "crack music", va prendre une canette de soda
300 mesures et je me casse, négro l'attente prend fin
j'suis parti


(1)petit magasin de quartier
(2)de la weed
(3)reference au morceau "takeover" de Jay Z
(4)lors du concert Summer Jam en Juin, Memphis Bleek était present(j'avais egalement Jay z, lil jon, the game, kanye west, Snoop, etc)
(5)allusion aux ailes que l'on trouve sur les t-shirt G-Unit
(6)technique de Dj, courament utilisé dans le sud des USA consistant à ralentir et/ou remixer le beat.
(7)celebres DJ Newyorkais
(8)Game reproche à Whoo Kid d'avoir utiliser les morceaux de son album pour les mixtape G-Unit radio en retirant les couplets de Game(par exemple le morceau "runnin" où seul le couplet de Yayo était conservé)
(9)Game affirme que Whoo Kid ne sait pas mixer ou faire de scratch, et qu'il est là juste pour enchainer les morceaux ou faire des retour en arriere
(10)flics raciste
(11)prison situé sur une petite ile tout pres de New York
(12)le blaze du frere de Game
(13)officier d'Etat civil chargé d'instruire, assisté d'un jury, en cas de mort violente ou subite)
(14)photo où l'on voit 50 faire une photo avec 2 flics chargé de securiser l'entrée de la radio Hot97(photo preféré des haters sur le net)
(15)50 Cent (Curtis Jackson) a pris le nom du celebre gangsta de de New York(50 Cent) mort par balle en 1998.
(16)Jackie O a gifflé Lil Kim(ou Foxxie Brown je me rappelle plus) dans un studio à Miami
(17)unité spécial de la police(ya eu un film sur eux l'an dernier avec Samuel L Jackson)
(18)jantes de voiture(comme sur la pochette de l'album de Game)
(19)Game a tabassé un animateur radio à DC apres une interview
(20)fusillade devant la radio Hot97 à New York, alors que 50 donnais une interview annoncant que Game était viré du G-Unit, un proche de Game s'est pris une balle dans la jambe par la sécu de 50
(21)conférence de presse pendant laquelle 50 et Game "faisaient la paix" une semaine apres la fusillade devant Hot97
(22)unité chargé d'infiltrer le milieu du rap pour mieux le controler ou le detruire
(23)allusion au morceau de Common sur l'album "Be"
(24)Buck avait lui aussi clashé Game à la radio mettant en doute sa street cred, le jour où 50 virait Game du groupe
(25)lors des Vibes Awards, Buck a poignardé le mec qui avait frappé Dr Dre, Game fait donc allusion au couteau que Game à utilisé pour planter le mec



album Untold Story :


Avant de sortir son premier opus « The Documentary » dans la cour des grands avec le label Aftermath, The Game aka Jayceon Taylor, nous dévoile quelques semaines plus tôt un ensemble de ses morceaux enregistrés avant sa signature il y a environ 1 an et demi voir plus; et c'est avec des oreilles attentives que l'on écoute cet album afin d'avoir sans doute un avant goût du flow que l'on retrouvera dans son opus suivant.

Mais contrairement à ce que l'on pourrait s'attendre, cet album est totalement différent de part les tonalités et incomparable avec le nouveau. Et pour cause, les producteurs ne sont pas les mêmes, pas l'ombre d'un Kanye West, d'un Just Blaze, ou d'un Dr Dre sur ce solo. Non, The Game commençait tout juste de rapper depuis 6 mois : ces enregistrements datent d'avant sa signature Aftermath.

Ayant grandi a Compton, l'un des pires ghettos de la Cité des Anges mais qui n'en regorge pas moins d'innombrables talents, Game est influencé par des artistes comme N.W.A, Kool G. Rap, Big Daddy Kane, ou des albums comme The Chronic, Doggystyle, etc... C'est donc tout naturellement que Game tient des lyrics plutôt gansgta dans ses morceaux, de part son environnement, ses influences (comme dans « Real Gangstaz » ou il se compare à certaines figures emblématiques, personnes célèbres), tout en utilisant des formules que font plus souvent les rappeurs de la Eastcoast comme des métaphores et autres tournures.

'Untold Story', où Game avant sa conversion chez Aftermath/G-unit, ici on a des productions bien Westcoast et un flow plus fluide et sans retenue, avec à signaler un changement de voix probablement due à la weed, entre cet album et « The Documentary », comme avait eu 50 Cent entre 'How To Rob' et 'In Da Club' (mais lui c'était pour les raisons que l'on connait). Bref ici c'est un album avec les sonorités de la Bay, avec comme producteur exécutif JT the Bigga Figga, qui revendique être la première personne à l'avoir découvert et qui lui a donné la possibilité de sortir un cd.

La plupart des productions sont signés par Sean T et la présence de featuring tel que San Quinn, Young Noble, Blue Chip, font toute la force de cet album plutôt bon, solide à l'image du morceau « Street Kings » en feat avec Get Low Playa, qui sans doute ne plaira pas à tout ceux qui croiront entendre le Game d'aujourd'hui avec « Westside Story » ou « How We Do », mais qui plutôt satisfera certains amateurs de rap Westcoast.




album The Documentary :


Rarement dans l'industrie du rap on avait vu un tel buzz pour un artiste qui n'avait pas sorti un seul disque de sa vie. Encore une fois, c'est Interscope qui se cache derrière tout ce remue-ménage, autour d'une jeune recrue au blase très emblématique : The Game aka Chuck Taylor. Ce jeune rappeur originaire de Los Angeles et découvert par JT The Bigga Figga est devenue en deux temps trois mouvement la nouvelle recrue de Dr Dre, dont il ne manquait plus qu'un artiste natif de Compton (tout comme lui) à son roster. Pour des raisons marketing sans doute, The Game a été signé sur Aftermath/G Unit, ce qui ne fait pourtant pas lui le 4e homme de 50 Cent. Le jeune gangsta est entre de bonnes mains. Pour pimenter le tout, il s'est fait de nombreux copains dans le rap game : Memphis Bleek, Joe Budden et Yukmouth. Pour provoquer encore plus d'engouement, l'album originellement intitulé symboliquement 'Nigga Wit Attude vol 1', a été maintes fois repoussé toujours pour des raisons stratégiques. The Game robothug? Nous sommes le 17 Janvier et son album 'The Documentary' est arrivé dans les bacs et sans plus attendre, voyons voir ce que ça vaut.

A première vue, un documentaire aux allures de super productions hollywoodiennes se cache derrière un boitier très sobre, surtout quand on sait que Dr Dre et 50 Cent gèrent l'executif. The Game était soi disant destiné à redonner un gain d'interêt de la Westcoast, en se considérant presque comme un fils spirituel des NWA avec un flow eastcoast. Pour ce disque, les gros moyens sont de mises, et Dr Dre n'a pas hésité même à créditer ses co-producteurs fétiches et autres associés tels que Scott Storch, Mike Elizondo, Mark Batson et un nouveau du nom de Focus. "Westside Story" retrace un peu l'histoire de la Westcoast ainsi que le parcours de notre jeune premier, qui ne manque d'ailleurs pas d'égo ("Westcoast never fell off / I was sleeping in Compton"). Histoire d'amener un peu de crédibilité west, "How We Do" mettra tout le monde d'accord malgré le présence de 50 Cent. Le beat est old school et banger à la fois, et passe super bien en boîte ou en voiture. The Game montre aussi qu'il sait jouer avec son flow sur le superbe "Start From Scratch" et le crooner Nate Dogg redonne quelques couleurs sur "Where I'm From". Le gros morceau reste "The Documentary" produit par un inconnu, Jeff Bhasker, tout en ne manquant pas de faire de nombreuses références à des albums classiques ou reprend des rimes connues (ceci est valable pour presque toutes les chansons mais particulièrement celle-ci, "Westside Story" et "Dreams").

Car si le flow très clair du bonhomme est discutable, les lyrics du 'rap's MVP' sont souvent imprégnés de nombreux name dropping, en oubliant jamais de faire une dédicace à Dr Dre sur chaque morceaux. Il faut dire aussi que The Game est le résultat d'un patchwork entre Kool G Rap, Nas, Notorious BIG, Eazy-E, etc... donc ces influences ont tendance à rendre son style parfois impersonnel, même si le caractère de Chuck Taylor est bien trempé. Cette tendance à se répéter se vérifie lorsqu'il ressasse sans cesse que c'est un blood de Compton avec un casier judiciaire de gangsta, et qu'il a arrêté de trimer pour se mettre au rap il y a deux ans à peine. Des erreurs de jeunesse dira-t-on.

N'en déplaisent aux amateurs de son de la côte ouest, 'The Documentary' n'est pas du tout un album Westcoast proprement dit, même si Dr Dre en donne une certaine teinte. Avec une liste de producteurs comme Havoc, Timbaland, Kanye West, Just Blaze, Buckwild... et quelques chanteuses qui viennent adoucir l'album (Mary J Blige, Marsha des Floetry et Faith Evans), il est clair et net que le disque se veut plus universel et ouvert à un large public. Mais après tout, le but n'est que de représenter Compton et mettre les spotlights sur la west. Encore quelques tueries, comme "Runnin" et son instrumental funeste. Tony Yayo lache un couplet remarquable au point de voler la vedette de son dauphin. Timbo quant à lui largue un banger redoutable ("Put You On The Game"), tuant l'album à lui tout seul et The Game remonte le niveau de son flow pour se mesurer à Eminem sur ("We Ain't"). Dédicace à la old school avec "No More Fun And Games" (produite par le génial Just Blaze), incrémentant un refrain des NWA ("Gangsta Gangsta"). Pour en revenir aux performances de Game, se référer au paragraphe précédent.

'The Documentary' est comme promis le gros album de la rentrée 2005, très varié au détriment d'un manque de personnalité. Ce n'est ni un disque westcoast donc, ni un classique, ni le disque de l'année, juste un bon gros disque. Pas la peine de crier au génie de ce phénomène marketing dont le mérite est d'avoir été honnête de bout en bout. Dommage aussi qu'il n'ait pas laissé une place pour ses complices du BlackWallStreet. Mais pour un premier essai, The Game a su exploiter tous les atouts légués par Dr Dre et 50 Cent, même si on a l'impression que ça le dépasse un peu. Un doc à écouter avec modération.



album Untold Story : Volume 2 :


Derrière l'énorme succès de The Game, se cache un 'premier' homme: JT The Bigga Figga. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s'agit d'un rappeur/producteur respecté dans le milieu, et accessoirement originaire de San Francisco (Californie). Respecté, car il faut savoir que cette figure emblématique de la Bay a quelques classiques Westcoast à son actif en tant que rappeur: "Playaz N The Game" ainsi que "Dwellin' In Tha Labb"; ou en tant producteur. Pour l'anecdote, c'est ce même JT qui avait collaboré avec Daz il y a quelques années.

Bref, vous l'aurez compris, JT n'est pas un novice. D'accord me direz vous, mais quel est le rapport avec le The Game, la nouvelle coqueluche de Compton ? Certains pourraient croire que Dr Dre serait en fait à l'origine de l'émergence du jeune Chuck Taylor (aka The Game). Cela n'est pas faux, mais dans un même temps, cela n'est pas tout à fait la réalité. La découverte de MC de Compton est en partie due au flair de JT The Bigga Figga, qui est à l'origine de ses premiers pas dans le milieu. Dre n'aura fait qu'engager quelques mois plus tard, The Game sur son label (Aftermath), et lui donner l'occasion de se réveler aux yeux du grand public avec son premier album officiel, 'The Documentary'.

Passé cette fastidieuse mais nécessaire présentation des différents protagonistes, découvrons la suite du premier volet de 'Untold Story': 'Untold Story Volume 2'. Comme pour le premier épisode, ce volume 2 des "histoires inédites" de The Game n'est qu'un recueil des premiers morceaux enregistrés sous l'égide de JT The Bigga Figga, avant l'ère Aftermath (et avant le succès mondial). Par conséquent, les mêmes ingrédients ont été une nouvelle fois ressortis des placards: à savoir les mêmes principaux producteurs (JT The Bigga Figga, le rappeur/producteur d'East Palo Alto, Sean T, Charlie O ainsi que Big Hollis). Coté feats, on a cette fois fait confiance à des artistes comme Young Menace, Blu Chip (déja présent dans le précedent volume), Lord Nez, Seff Tha Gaffla, 2Face, et bien sûr l'inévitable JT. Bref, pas forcemment de grands noms bien ronflants, mais des artistes du cru. Une affaire de famille (californienne) comme aurait dit Dr Dre...

Coté lyrics, l'intéressé ne fait pas dans la dentelle. Les premiers morceaus, "Fuck Wit Me" ou "For My Gangstaz" (prod. Charlie O.) annoncent rapidement la couleur. Game va se la jouer gangsta, à l'instar des prédécesseurs auxquels il s'identifie (Eazy E, Dr Dre, Tupac etc..). Succédant à "Money Over Bitches", dont les intiales correspondent au nom du groupe auquel appartient The Game (MOB, NDlR), le titre "I'm a Mobsta" permettra de découvrir le rappeur originaire de Sacramento (Californie), Young Menace.
"Eat Ya Beats Alive" sera l'occasion de réentendre le très bon Charlie O à la prod. Malheureusement les lacunes de Game aux chants ne pourront pas cette fois-ci être masquées, et cela malgrè le recours à une certaine forme de "name dropping", JT The Bigga Figga terminant le boulot au micro . "Troublesome" n'étant qu'un énième égotrip, l'auditeur se contentera d'apprécier la qualité de la production. Celui qui souhaitait se pencher sur les lyrics du MC sera surement un peu déçu au vue de la maigre épaisseur des textes, et des thémes abordés par The Game.

Toutefois la track "Just Beginning (Where I'm From)" attirera peut-être l'attention de certains. Il aura ainsi fallu attendre 8 chansons afin de pouvoir écouter un morceau plus personnel de la part de l'ancien protégé de JT The Bigga Figga. "Just Beginning (Where I'm From)" ne sera sans rappeller le "Thugz Mansion" de Nas et Tupac en raison de la guitare omniprésente.

Le très explicite et très court "Born And Raised in Compton", dont le titre résume parfaitement l'idée générale de la chanson, est sans aucun doute la track la plus déroutante de l'album, car l'auditeur aura surement quelques doutes sur l'auteur du morceau. Toutefois, soyez convaincus, il s'agit bien de The Game au micro. Vous serez surement piègés par la voix particulière du MC loin de celle entendue sur "The Documentary". A noter les discrets scratches faisant office de refrain.

Avec une voix une nouvelle fois assez inhabituelle, The Game surprendra une seconde fois son auditoire avec des textes assez conscients mais un peu contradictoire aux vues de ce qu'il nous avait proposé jusqu'à présent :"Less drama more unity, everything's lookin a lil' clearer/ (...) No more Martin Luther shots, from off the words from Malcolm". Mais où est passé le gangsta ? A cela s'ajoute une instru aux sonorités plutôt éloignées de ce que l'on a pu écouter tout au long de cet album. L'auditeur ne sera pas longtemps perdu, puisque dès la track suivante ("Truth Rap"), il est replongé dans l'ambiance Bay Area auquel il commençait à s'habituer. Le rappeur/producteur Sean T est à l'origine de la production, et Game derrière le micro, nous narre sa jeunesse, la vie dans le quartier, et bien sûr l'accident dont il fut victime. Une sorte de "Dreams" made by Sean T, mélangé à un "300 Bars & Runnin'" dans sa forme. En effet, ce morceau présente la particularité de n'avoir pas de refrain, mais seulement une succession de vers. Bien sûr Chuck Taylor n'oubliera pas au passage la petite dédicasse aux anciennes gloires: Tupac, Big Pun, Eazy E, Notorious BIG, Left Eye, Marvin Gaye, tous y ont droit.

The Game conclura, avec le titre "The Game Get Live", sa compilation d'anciens titres. Symbolique, JT The Bigga Figga partagera une dernière fois avec son son élève, les derniers couplets de cet album.

En définitive, à l'instar de 'Untold Story' premier du nom, le second épisode apparait davantage comme un album destiné au amateurs de sons West ou aux fans du rappeur. Moins grand public que "The Documentary", il regorge tout de même de quelques sons qui méritent l'attention. Toutefois, les auditeurs les plus avertis remarqueront rapidement les lacunes de Game au niveau du flow et la faiblesse des lyrics, qui compenseront difficilement avec les quelques bonnes prods.



album Doctor's Advocate :


Après avoir crée un engouement hors du commun avant la sortie de son premier album The Documentary (sorti sur Aftermath/G Unit Records), The Game n'a pas pour autant cessé de faire parler de lui après la sortie de ce disque qui a connu un énorme succès : environ 400 000 exemplaires vendu le jour de sa sortie aux USA, pour finir double platine et finalement comptabiliser plus de 4 millions d'albums vendus dans le monde. Lui, le nouveau protégé de Dr Dre, lui qu'on nomme déjà comme le nouveau représentant de la Westcoast, est devenu en l'espace de quelques semaines la coqueluche des médias. Il faut dire qu'il y avait matière à se pencher sur son cas, la presse n'ayant cessé de suivre ses péripéties au jour le jour depuis la querelle naissante avec 50 Cent peu après la sortie de Documentary (et qui continue encore de nos jours). Eté 2005, la nouvelle tombe : 50 Cent, qui l'avait pourtant pris sous son aile et contribué à son succès, annonce à la radio qu'il ne faisait plus partie du crew des G-Unit. S'ensuivit alors de nombreuses tensions et représailles à distance, comme la première fois où le slogan fédérateur 'G-Unot' fut lancé lors du festival Summer Jam, sans parler des multiples diss-tracks à l'encontre de Curtis Jackson et sa bande. La réaction du camp adverse fut réciproque. Et ce n'est pas cette pseudo-réconciliation lors de donations de fonds pour diverses associations qui changera la donne. Mais qui sème le vent récolte la tempête... C'est un peu ce que The Game va finir par s'apercevoir à force de chahuter tout le monde et de lancer des campagnes nuisibles sur 50 Cent, vu que celui-ci est aussi lié au label Aftermath.

Cette rivalité va en effet le mener tout droit à la porte de l'écurie qui l'a adopté et formé, pour trouver asile chez Geffen. Second coup dur pour Game. Néanmoins selon ses dires, sa relation avec son mentor Dr Dre n'en ai pas pour autant altérée. Il lui reste loyal, le remercie et lui est plus que jamais reconnaissant de l'avoir aidé à reprendre sa vie en main. Cependant, des doutes subsistent alors sur son deuxième album baptisé Doctor's Advocate (Geffen/Polydor), dont les dates de sorties maintes fois revues laissaient présager une certaine fébrilité entre le docteur et son ancien poulain, jusqu'à ce que celui-ci décide au dernier moment de ne plus faire partie de cette (mes)aventure. Mais était-ce là un signe, la chance pour lui de prouver que sans Dr Dre et 50 Cent, il peut être son propre maître, en comptant sur ses compétences et ses capacités intrinsèques pour offrir un disque entièrement personnel. The Game se retrouve dès lors seul contre tous, enfin presque. On retrouve tout de même une grosse partie des collaborateurs son premier disque, tels que Just Blaze, Hi Tek, Scott Storch, Kanye West et des nouvelles têtes telles que Will.I.Am, Reefa, DJ Khalil mais aussi Jelly Roll ou Nottz. Autrement dit, une belle brochette des meilleurs producteurs du moment. Le compte à rebours est lancé, Doctors Adocate sortira cette fois bel et bien le 14 Novembre 2006, avec la réponse à notre question va enfin être révélé : peut-il s'en sortir et reproduire le même enthousiasme ?

Et la première approche que l'on a reçu, c'était par l'intermédiaire du single "It's Okay (One Blood)".Reprenant avec Junior Reid en personne son fameux tube "One Blood", The Game affiche d'entrée de jeu la couleur celle du rouge sang du gang des Bloods (dont il fait partie). Par la même occasion, il déclare qu'il n'a ni beef avec 50 Cent ni avec Jay-Z. Le débat est-il enfin clos ? En tout cas du côté de Game, les choses semblent claires. Aussi, "It's Okay" montre qu'il a évolué, qu'il sait innover en mélangeant parfaitement ici le reggae avec son rap pour en faire un morceau puissant, violent, avec des boucles de violons qui donnent le ton. On lui reprochait pas mal de choses lors de son précédent album, notamment le fait que la majorité de ses chansons, du moins les productions, ne fleurent pas l'esprit de la côte Californienne. Mais allez le voir avec Snoop Dogg et Xzibit, ils vous expliqueront où passer de bonnes vacances et vous diront comment leurs c½urs battent pour leur côte ouest. Avec la visite guidée "California Vacation", créée de main de maître par J.R. (alias "the white Dr Dre"), le trio nous signent un pur hymne. Peu importe leur gang, peu importe leur quartier, ils vibrent au rythme des mêmes grosses basses, de ces mélodies de synthés p-funk typique et aiment tous la bonne weed. Comme résume le Doggfather : « Still lowridin' on the West ». Toujours pas convaincus ? Kurupt et Daz viennent en force vous faire bouger et vous montrer qu'il ne rigolent pas sur "Bang" (produit par le délirant Jelly Roll), pendant que Game fait une démonstration avec son "hydraulic" avant de renvoyer la balle aux Tha Dogg Pound, et ainsi de suite.

Ne vous attendez certainement pas à rentendre des véritables morceaux tubes du calibre de "How We Do", "Higher" ou "Westside Story", ici The Game dévoile des sons tout aussi efficaces mais plus variés, plus originaux, à l'image des très bons "Let's Ride" ou encore "Too Much" (au refrain chantonné par le crooner de ses dames Nate Dogg). Toutes deux concoctés par le pianoman Scott Storch (pour reprendre l'expression de Timbaland), celui-ci sort une fois de plus le grand jeu en détendant l'atmosphère. Et puis il y a le puissant "Compton", une ôde au quartier populaire d'où a émergé le gansta rap, N.W.A., Game et... Will.I.Am qui lâche pour l'occasion son côté Black Eyed Peas pour façonner à "Mr Westside" ou "King of the Westcoast" (comme il s'auto-proclame lui-même) un son ghetto old school. Un son surprenant mélangeant entre autres les samples de "Real Muthaphukkin G's" d'Eazy E, "Hard Time" de Baby Huey et "Gangster Boogie" du pionnier Schooly D, pour un résultat inattendu qui rend ainsi hommage à sa ville et aux artistes qui y sont natifs, le tout baignant dans une ambiance qui remémore les premières heures du hip hop californien. Ceci rappelle, pour l'anecdote, que l'on oublie trop souvent que Will.I.Am a été découvert par Eazy-E.

On reprochait également à Game le fait de faire du name-dropping à outrance dans ses chansons. Il faut dire que de ce côté-là, il s'est assez calmé bien qu'il ait toujours un sacré penchant pour citer telle ou telle personne. Dr Dre revient évidemment très (trop?) souvent, car cité plus de 200 fois! Son vocabulaire est vite cerné et tourne souvent autour d'une bonne bouteille de cognac, de sexe, de flingues, de son vécu et autres loisirs californiens, mais normal me direz-vous, c'est du gangsta rap. Après un "Lookin' At You" percutant (qui sonne comme un beat de Dre mais produite en fait par Urban EP Pope) et annonciateur de son arrivée fracassante, The Game continue dans son bon élan pour foutre la merde sur "Da Shit", l'un des meilleurs morceaux de l'album que le DJ des Self Scientifics, Khalil, lui délivre sur un plateau d'argent. Un son bien lourd qui appuie la fin de chacun de ses couplets par quelques touches de synthé. Même sans Dr Dre, son ombre ou son nom reste omniprésent, puisqu'il ®est(e) le sujet principal de l'album et du titre éponyme "Doctor's Advocate". Une véritable confession voire profession de Foi, par laquelle il lui prouve loyauté, reconnaissance et où il explique nostalgiquement les raisons de son départ d'Aftermath, et comment il se sent déprimé depuis. Son ancien collègue de label Busta Rhymes (en featuring) essaie de le réconforter en jouant le rôle de médiateur.

Le docteur est encore présent dans sa tête; et ce n'est sûrement pas un hasard s'il rappe sur le sample d' "Hyperbolicsyllablicsequedalmistic" d'Isaac Hayes pour "Remedy", car un certains Dr Dre donnait la réplique à B-Real en 1996 sur le même beat nommé "Puppet Master" (sur la compil Soul Assassin de DJ Muggs). D'autres revendicateurs, du côté de New-York cette fois, l'avaient aussi emprunté pour déverser leurs punchlines fracassantes: Il s'agit bien évidemment des Public Enemy. Pour cet instrumental, Just Blaze n'a plus qu'a en faire un jolie copier/coller en scratchant Chuck D et le tour est joué. Sa collaboration avec Kanye West ayant bien fonctionné ("Dreams"), il remet ça sur "Wouldn't Get Far" pour un résultat un peu moins alléchant que la précédente, mais qui se laisse écouter tranquillement. Toujours dopé aux samples soulfuls et boucles de voix, on a même le droit à quelques phrasés du PDG de GOOD Music. Vous remarquerez à la fin de cette track, que Game copie les ad-libs de Snoop Dogg sur "All About You" de 2Pac. Parmi les morceaux posés, notons le très bon "One Night" (avec la sexy et mélodieuse production de Nottz), ainsi que le langoureux "Ol' English" enivré par Hi Tek et les vapeurs d'alcool à la mémoire des ses homies décédés tragiquement. Jamie Foxx le chanteur est une fois de plus présent sur un album Hip Hop, jouant avec le "doctor's advocate" la carte du romantisme éphémère. Où quand l'un prétend à sa compagne pouvoir l'emmener autour du monde, l'autre lui déclare l'aimer autant que ses chaussures. "Around The World" est un duo peu convaincant et tout aussi touchant.

Avec ce Doctor's Advocate, The Game ne prouve pas seulement qu'il ai pu s'acheté plus de jantes chromées pour son lowrider (comme le démontre la pochette). Seul producteur éxécutif, il prouve nettement qu'il a su tenir la tête haute, démentir les critiques et surtout qu'il n'est pas dépendant de Dr Dre ou de 50 Cent pour poursuivre sa carrière. A vrai dire, se séparer d'eux est peut-être la meilleure chose qui ait pu lui arriver. Vu le gratin d'artistes (rappeurs et producteurs) qui y ont contribué, il aurait été difficile d'en faire un bide avouons-le. Malgré une piètre "Scream On 'Em" (en combinaison avec Swizz Beatz) qui fait assez tâche, Doctor's Advocate regorge de bons morceaux certifiés de qualité californienne, et efface quelques uns des multiples défauts de The Documentary. Certes le niveau de finition n'a rien de comparable et l'influence musicale de Dr Dre reste présente, cependant il compense par un flow plus fluide, une ambiance westcoast à la fois old school et new school, reste juste son goût prononcé pour le name-dropping. Ce qui n'empêche de faire de Doctor's Advocate un disque homogène et qui vaut son pesant de platine. Pas mal de détracteurs fermeront leur gueule, et ceux qui le pensaient fini ont eu tort. Belle revanche.

Le finish est de toute beauté avec "Why You Hate The Game". Un son magnifique dans une tonalité Hip Hop/NuSoul, bien orchestré par un Just Blaze qui a composé avec de vrai musiciens, une chorale, les backs de la douce voix de Marsha Ambrosius et un couplet de Nas en plus de ceux de The Game. Au total, 9min22 de pur bonheur et le mot de la fin qui met un terme au beef entre lui et 50 Cent : « He ain't BIG and I ain't 'Pac/ We just eatin' off rap ».

# Posté le dimanche 20 mai 2007 15:32

Modifié le lundi 28 mai 2007 05:38